L’après Prometheus

La demi déception qu’a été Prometheus, avait de quoi nous laisser sceptique quant à l’arrivée de ce nouvel opus estampillé de l’un des univers les plus connus et des plus appréciés du 7ème art.
J’ai nommé: ALIEN: COVENANT de Monsieur Ridley Scott, sorti en salles le 10 mai 2017.

Apprendre de ses erreurs

…est un atout toujours gagnant. En effet les scénaristes et Ridley Scott en tête ont évidemment compris l’échec scénaristique de Prometheus, tout en utilisant le background nécessaire pour en ressortir le meilleur dans cette suite. Le prologue d’Alien: Covenant se passe d’ailleurs chronologiquement parlant bien avant les péripéties de l’équipage du Prometheus. La trame songe à gommer tout ce qui pouvait être bancal dans le film datant de 2012. Tout ce qui avait attrait à l’origine de l’homme et qui était très mal exploité, pour ne pas dire expédié, voir même idiot par moment. Cependant le thème de la création dans toutes ces formes possible, nativité, création artistique, sens de la vie est toujours présente mais de façon beaucoup plus subtile, en suspens, en double voir triple lecture par moment. Ce qui donne un ton d’une intelligence jamais atteinte dans la franchise.
Vous l’aurez compris le fond a comblé toutes mes attentes si ce n’est plus, qu’en est-il de la forme.

La forme

D’un point de vue visuel, c’est le retour aux sources. Jubilation intérieure et extérieure de rigueur! Nous avons enfin le droit au retour des Xénomorphes, les vrais, les brutes, les excellents. Aucun spoil là dedans, les affiches et bandes-annonces s’en sont chargées elles-mêmes. Cependant l’arrivée d’une toute nouvelle race encore plus furieuse, dérangeante, que ce soit de part sa naissance, ses exécutions d’une rage extraordinaire et surtout son physique flippant, monte tout simplement le film à un niveau de satisfaction intense.
Nous avons aussi le droit à du suspens confiné comme à la bonne vielle époque, mais aussi à des scènes en plein air ou littéralement le danger peut arriver de tous les côtés.
Cependant le film sait se poser, et je pense même que c’est ce qu’il fait le mieux. Les dialogues servant de fil conducteur à cette histoire, sont parfaitement dosés et bien écrits.

Hémoglobine féroce

Le retour du sang, du vrai. Les scènes sanglantes se sont pas tellement légion, mais lorsqu’elles sont là elles nous prennent au trip et nous balancent limite du gore au visage. Hâte de voir une version non censurée si elle existe.


La patience comme marque de fabrique

L’ambiance globale est totalement en adéquation avec le film de 1979, Alien le 8ème passager. Ce que devrait être tout film de cette saga, pas comme l’étron absolu qu’est Aliens, le retour (1986) qui ne respectait en rien l’essence même du chef d’oeuvre original.
La mise en place, l’attente dosée à souhait avant l’explosion de terreur. On sait ce qu’il va se passer, mais on est toujours autant fasciné par cet univers sans nul autre pareil.

L’ennemi caché

Je ne peux que vous conseiller d’aller voir ce nouvel opus, même si je sais que la plupart des personnes de la communauté sont fan de science-fiction et surtout de l’univers Alien.
Je terminerais par ceci, l’ennemi principal du film n’est pas forcément celui que l’on croit. Et c’est tout simplement une idée géniale, la colonne vertébrale du film réside dans cette idée de génie.
Les deux dernières minutes du film sont d’une jubilation absolue, vivement la suite. S’il vous plait Monsieur Scott, dépêchez-vous.

 

Mesdames, Messieurs, merci de votre lecture et bonne pellicule.

Rédigé par Jonathan Sibieta