Il est inutile d’énumérer le nombre de biopics sortant de nos jours dans les salles, surtout en matière de musique. Les anglo-saxons comme les français en raffolent, que ce soit concernant Johnny Cash, Joy Division ou Edith Piaf. Il également est inutile de présenter Barbara. Quelle idée serait plus audacieuse donc, que de créer un faux biopic ? Voilà le point de départ de toute la narration du film, comme une mise en abime s’échelonnant sur plusieurs niveaux de lecture.

Vrai faux biopic

Le film ne porte pas sur la vie de Barbara, ni sur sa carrière, on ne peut donc pas parler de biopic. Le sujet de départ portant sur une actrice interprétant Barbara, on peut très rapidement se demander quel sera l’intérêt du film. Alors, on se dira qu’à leur manière, Mathieu Amalric et Jeanne Balibar, respectivement derrière et devant la caméra, rendent hommage à l’artiste. Jeanne Balibar, dans les scènes de répétition, apprend la gestuelle, les intonations et la voix de l’artiste. Elle est l’actrice prénommée Brigitte et Barbara à la fois. On ne cesse de lorgner entre le tournage et la réalité, comme si, au fond, la vie n’était qu’un film dans lequel on interprète un rôle. Mathieu Amalric n’est rien d’autre que l’extension su spectateur, il est le créateur du mythe, comme nous avons pu permettre le succès de Barbara. Il est également l’admirateur, celui qui vit le film, vit l’interprétation de Jeanne Balibar.

Conclusion

L’intérêt du film est là : la mise en abîme sert parfaitement l’histoire. L’interprétation est sans faille, l’on se surprend à avoir quelques frissons sur les airs de Göttingen et l’Aigle Noir, pour ne citer qu’eux. La réalisation et le montage sont linéaires et poétiques à la fois, à l’image de la douceur des chansons de Barbara.

J’espère que vous avez apprécié ma critique ! A très bientôt.

Alan

Note : 4,5/5