Bienvenue dans une nouvelle critique ! Aujourd’hui je parle de l’album « Le Grand Voyage » de KLONE, qui sort le 20 septembre chez Kscope. En guise d’introduction, on peut dire ceci : un album qui se place dans la continuité du groupe, entre fidélité musicale et nouvelle orientation. Vous pouvez retrouver mon entrevue faite avec Aldrick ici.

Les habitués savent désormais que la musique de KLONE est en constante évolution. L’époque du chant saturé est désormais lointaine, et cela fait désormais quelques temps que les albums prennent une tournure différente. Mais dans quel sens ? On peut aisément dire que le chant de Yann Ligner a gagné en maturité, que le jeu instrumental s’est affiné. Ici, la musique de KLONE a peut-être atteint son apogée, mais pas dans le sens premier du terme. En introduction, je disais que cet album se plaçait entre fidélité musicale et nouvelle orientation. Ce qui relie cet album aux précédents est sans conteste le chant de Yann, nous gratifiant ici d’un chant clair, pur, les notes aiguës chantées avec force et douceur, comme toujours. C’est du côté instrumental que l’évolution prends une tournure surprenante (dans le bon sens du terme).

En effet, les instrumentistes nous apportent un contraste particulièrement bien maîtrisé. Les notes sont légères, suspendues, l’aspect planant est ce qui ressort le plus de l’album. Des morceaux fait pour « voyager », en parfait accord avec le nom de l’album. Le décor est planté dès le 1er morceau de l’album, « Yonder », avec un mixage parfait du début à la fin. L’ajout d’un chœur à la fin du morceau ne fait qu’appuyer ce côté aérien et léger. A côté de ça, on ne perds pas de vue le goût pour des riffs légèrement plus énergiques, comme sur la fin du morceau « Sealed ». D’un point du vue harmonique, on notera quelques enchaînements récurrents, notamment entre le 1er et le 2ème morceau, dont je vous partagerai un extrait à la fin de cet article. Enfin, on peut noter également de légères touches empruntées au progressif, qui se ressent notamment dans le morceau « Indelible », avec à la fin du morceau un solo de saxophone et des breaks de batterie s’enchaînant parfaitement avec le reste du morceau. Mais ici, ce n’est qu’un exemple, car comme dit plus haut, le contraste est permanent, entre riffs plus ou moins énergiques, entre breaks et tempis plus lents. Et c’est ce qui fait toute la beauté de cet album.

Pour conclure, cet album est donc d’une maîtrise parfaite, « Le Grand Voyage » porte parfaitement son nom, entre parties légères et plus intenses. Le groupe a annoncé une tournée, n’hésitez pas à voir leur page facebook pour avoir toutes les infos. Et si vous pouvez aller les voir, allez-y !

Note : 5/5.

Merci à Valérie pour l’écoute de l’album, au groupe pour ce superbe album, et merci à vous de m’avoir lu !

Ci-dessous, le clip de « Yonder », ainsi que la vidéo live réalisée au Hellfest 2019.

A très vite ! Musicalement.

Alan