REVENGE est un film français réalisée par Coralie Fargeat, sorti en salles ce 7 février 2018. Avec Matilda Lutz, Kevin Janssens, Vincent Colombe et Guillaume Bouchède. Film de vengeance comme son titre l’indique. Mise en scène frénétique au service d’un film coup de poing.

 

 

Le genre

En ce début de mois de février glissant et glacial, le cinéma français et plus particulièrement en la personne de Coralie Fargeat nous offre un film de genre comme on en fait que trop rarement dans l’hexagone. Le cadeau devient divin dès le premier plan du film, où l’on sent la volonté d’un travail soigné pour retranscrire au mieux l’immensité désertique qui sera le terrain de jeu parfait pour la chasse à l’homme que nous attendons tous avec impatience. Le contexte et l’intrigue lancée, la partie de chasse peut débuter.

 

 

 

Girl Power ?

La sensation d’un film féministe peut basiquement venir à l’esprit, au vu du scénario et de l’acte vengeur de l’héroïne face à ses bourreaux. On pourrait facilement apposer l’étiquette de rape and revenge à l’oeuvre, genre iconique du cinéma de série B américain la plupart du temps. Mais cela serait sans doute un peut trop caricatural, car la puissance frénétique des scènes d’actions, le suspense qui en découle et parfois même la dose d’humour parfaitement calibrée à travers le personnage qu’incarne merveilleusement Vincent Colombe (Stan), véritable vedette du film, fait davantage penser au cinéma asiatique des vingt dernières années, plus précisément au sud coréen dans sa façon d’être totalement décomplexé, et encore une fois cela fait un bien fou venant d’une production française.

 

 

Montage et mise en scène

Deux scènes sortent du lot, deux scènes qui justifient à elles seules le prix de la mise en scène reçue au festival de Stiges 2017 à la réalisatrice Coralie Fargeat.
La première est à mettre en parallèle avec un montage hallucinant, il s’agit de la scène dite de l’hallucination, se passant dans la grotte. Deux minutes d’intensité pure, ou la réalisatrice joue avec le spectateur à positionner des multiples couches jusqu’à le perdre, ne sachant plus sur quel pied danser. Effet réussi!
La deuxième scène est évidemment la scène du duel final commençant par un plan séquence maitrisé, pour finir avec un jeu du chat et de la souris option fusil à pompe. L’apothéose d’un grand film de genre.
Il y en a une troisième, mais je me garderai bien d’en parler afin de garder le suspense intact.

 

 

Colorimétrie
Ajouté à cela un travail de colorimétrie millimétré et extrêmement bien pensé. Robrecht Heyvaert, directeur de la photographie a réalisé un travail fabuleux en intérieur et encore plus en extérieur. L’étalonnage finit le boulot de façon renversante, avec une qualité graphique rarement vu dans une production française.

 

 

 

Conclusion

Le film a bénéficié d’une belle sortie nationale, avec environ soixante-dix copies. C’est un bonheur de voir que le cinéma français peut nous fournir des films de cette qualité, surtout avec ce niveau d’intensité. Une production comme celle-ci devrait être prise comme exemple pour le futur proche, donnez la chance à des nouveaux réalisateurs à la vision toute neuve, comme l’a été la nouvelle vague du cinéma français à la fin des années cinquante.
Soutenez ce nouveau cinéma et surtout ce film , allez voir REVENGE.

 

 

 

 

Mesdames, Messieurs, merci de votre lecture et bonne pellicule.

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