Le groupe de Stoner Psychédélique suisse est de retour ! Après l’album « Astra Symmetry » sorti en 2016, Monkey3 revient avec un 6ème album intitulé « Sphere ». Le précédent album, bien que très bon, m’avait laissé un peu sur ma faim, après le superbe « The 5th Sun ». Est-ce que cet album se hisse à la hauteur de ses prédécesseurs ? Spoiler alert : oui.

« Sphere » Logo

Dès les 1ères notes du morceau « Spirals », on reconnaît la marque de fabrique du groupe : une intro lente, calme, mais qui annonce un crescendo très progressif. La batterie arrive très progressivement aussi, comme le groupe sait si bien le faire. Place ensuite à une partie énergique, frénétique, batterie en tête. L’album continuera toujours dans ce sens, avec des changements de tempo et d’ambiances très fréquents, ce qui le rend parfaitement équilibré. Aucun morceau ne se distingue réellement, mais tous sont uniques de par leur richesse musicale. Tous différents, mais tous liés, on est bien dans un album de Monkey3. Les morceaux ont beau être assez longs (entre 6 et 14 minutes pour la plupart), il n’y a pas une seconde d’ennui ! L’album est construit comme une odyssée psychédélique, à écouter d’une seule traite.

Qu’est-ce qui rend cet album meilleur que les autres ? Car oui, bien que Monkey3 nous ait habitué aux albums sublimes, celui se place au 1er rang. La 1ère raison est déjà la place prépondérante de la batterie, menée de main de maître, qui manquait beaucoup sur « Astra Symmetry ». Ici, les tempi lents côtoient les tempi rapides, frénétiques, pour un résultat global hypnotisant. Hormis cela, les musiciens sont toujours autant remarquables. Mention spéciale à Bumblefoot, qui livre un solo surprenant, mais correspondant parfaitement au morceau « Mass ». La 2ème raison est que l’album ne tombe pas dans le piège de faire du cyclique : malgré l’alternance constante entre ambiances calmes et énervées, le schéma des morceaux n’est jamais le même, chacun ayant sa propre identité. Enfin, terminons sur le dernier morceau, « Ellipsis », qui synthétise tout ce que sait faire de mieux Monkey3. Le morceau en lui-même s’apparente à un « Icarus » 2.0, en moins marquant peut-être. Malgré ça, le morceau se suffit amplement à lui-même, tant il apporte une conclusion parfaite à cet album. On retrouve tout le charme de Monkey3 concentré en un morceau, avec ses moments virtuoses, planants. Certains riffs et breaks de batterie sont d’ailleurs semblables à « Icarus ». Le morceau a donc une place de choix ici, étant le plus long de l’album, mais étant aussi particulièrement dense.

Pour conclure, cet album est parfait ! Dans la lignée des autres albums, Monkey3 nous offre une fois encore un opus majeur dans leur riche discographie, mettant en exergue tout ce que le groupe a de meilleur à nous offrir. Le groupe est par ailleurs en tournée, n’hésitez pas à aller les voir !

Note : 5/5.

Merci à vous de m’avoir lu, à très vite pour la suite de l’odyssée musicale ! Merci également à Lukas Frank de Napalm Records pour m’avoir permis d’écouter cet album en avant-première. Enfin, merci à Monkey3 pour avoir fait cet album.

Musicalement,

Alan.