Après avoir publié mon top 10, il est temps de vous dévoiler les interviews que j’ai fait, avec les groupes disponibles. La 1ère sera donc avec DRAKWALD, qui a joué l’année dernière.

Culturaddict : Bonjour à vous, merci de me recevoir. Pouvez-vous nous raconter les débuts du groupe ?

Drakwald : Il y a quelques années, avec Marc, on avait envie de faire du Death Mélodique scandinave avec des instruments folkloriques. Le groupe a pas mal changé depuis, il y a eu une évolution. Mais la volonté c’était ça, apporter une musique à la fois violente et mélodique. Le 1er concert date de 2011, mais le groupe s’est créé en 2010.

Culturaddict : Des inspirations musicales ?

Drakwald : Oui, chaque personne du groupe a ses inspirations, on n’a pas forcément une inspiration pour le groupe entier. On ne peut se dire que ça s’est créé pour faire du Eluveitie. Faudrait décrire ce que chacun écoute, l’inspiration du groupe était très Death mélodique. Après il y en a qui aiment bien le Djent dans le groupe, j’en écoute pas mal. Je suis très Metalcore aussi en ce moment. J’ai eu une grosse période Pagan / Folk, j’en écoute toujours. J’écoute pas mal de styles de metal, sauf le Doom. On est assez éclectique. S’il y a un seul groupe où on s’est tous pris une grosse claque, c’est quand on a écouté le dernier Dyscarnate. On l’a tous écouté, mais ici tu ne peux pas dire que c’est une influence. Peut-être que ça sera une influence pour le prochain.

Culturaddict : Vous vous définiriez comme éclectique ?

Drakwald : Oui. Après le Pagan c’est un milieu très cliché, les gens pensent instruments traditionnels. Du coup nous ce qu’on essaie de faire c’est d’aller là où les autres ne sont pas allés.

Culturaddict : Comme du Djent mélangé avec du Folk ?

Drakwald : Pourquoi pas oui, ce genre de choses, c’est ce qu’on essaie de travailler sur le prochain album.

Culturaddict : C’est ce que je remarquais, pas mal d’influences et d’esthétiques différentes en vous écoutant. Est-ce que vous avez une tête pensante dans le groupe ?

Drakwald : Oui, la plupart du temps c’est Marc qui propose des structures de chant, des idées de base, après on retravaille tous à partir de ça. Max bosse sa batterie, Thibaut écrit les paroles et travaille le chant, Bertrand travaille la partie flute, après c’est des arrangements. En ce moment on est dans une phase où on s’enferme et on travaille tous ensemble dans un studio de répétition. On travaille un morceau à fond, on teste des trucs, on voit ce qui va et ce qui ne va pas. On n’est pas trop à travailler chacun de notre côté. On met tout en commun et ça marche bien.

Culturaddict : Quelle est l’ambiance que vous préférez en général ? Grand festival ou concert plus intimiste ?

Drakwald : Eh bien ça dépends. Le festival c’est l’occasion d’attirer plus de monde, et un public qui ne nous connaît pas forcément. Donc c’est intéressant de jouer sur des festivals. Après, les concerts en salle, plus intimistes, on préfère aussi, ça permets d’avoir un contact plus privilégié avec le public. Ce sont 2 choses différentes en fait, qu’on apprécie autant l’une que l’autre. Par exemple, le Hellfest l’année dernière, c’était très stressant, mais les salles relativement vides, c’est encore plus stressant ! On n’a pas fait beaucoup de salles vides, heureusement [rires], mais j’aime les gros évènements, ça nous mets un bon stress. C’est du stress positif.

Culturaddict : Est-ce qu’il y a des groupes avec qui vous avez préféré tourner ? Ou des envies de tournées avec un groupe ?

Drakwald : Eh bien on a pas mal tournée avec des groupes étrangers, le contact impressionne. Pour eux c’est le quotidien, pour nous c’est un évènement. Si tu veux, on n’a jamais fait de tournée de 15 jours avec un autre groupe. Du coup on n’a pas forcément de gros affects amicaux avec d’autres groupes. Quand tu joues avec un groupe qui est sur la même affiche, t’as jamais le temps de parler. Enfin, si, on avait pu parler avec Stille Volk, un groupe de la scène folk française, on avait eu le temps de parler avec eux, c’était appréciable. Il y a Gorgon aussi, on avait fait quelques dates avec eux. Quand tu as le partage de la langue le contact est plus facile aussi. Avec les groupes étrangers, déjà la culture est différente. Les grands groupes comme Ensiferum, Eluveitie, notre dialogue avec eux se limite à « Bonjour » ; « Au revoir ».

Culturaddict : Un petit mot sur l’avenir ?

Drakwald : Eh bien, en pleine phase de composition sur le nouvel album donc, on essaye de donner le meilleur, avec une évolution de style. On espère pouvoir le sortir au 1er semestre 2020. A côté de ça, on va jouer sur des festivals en août, en Allemagne, en Alsace. Mais on veut principalement se concentrer sur la composition, et ne pas trop s’éparpiller avec trop de concerts.

Culturaddict : Le mot de la fin ?

Drakwald : Si vous nous découvrez via cette interview, n’hésitez pas à aller écouter ce qu’on fait ! Et si vous nous connaissez déjà, on revient très bientôt

Un grand merci à toutes les personnes ayant permis cette rencontre : Drakwald, et le Hellfest également.

Et évidemment, merci à vous de continuer à lire mes interviews ! Je reviens très bientôt avec une interview de VOID, du label Les acteurs de l’ombre.

Pour découvrir Drakwald, c’est en bas de l’article. Et pour mon top 10 de cette édition, c’est ici.

A très vite !

Musicalement,

Alan