Samedi 1er avril, Novotel Paris Est, Bagnolet, Auditorium Salle Roissy, 18h24…

La salle est silencieuse lorsque que je la pénètre et pour cause, l’entrée du public n’a toujours pas été validée par l’ensemble du staff du spectacle. Fort du privilège que l’on m’a octroyé, j’en profite pour arpenter la salle, saluer le pianiste Sébastien Ménard qui répète ses gammes à quelques poignées de minutes du concert, échanger quelques phrases avec l’ingénieur du son qui se trouve au sommet des gradins et qui me fait part de son enthousiasme car le show de Karine Abitbol et de ses acolytes est tout simplement le premier spectacle artistique que le Novotel Paris Est propose au public.
Karine arrête ton cinéma en plus de ravir son audience du soir, a donc également la lourde tâche d’inaugurer les auditoriums d’une première prestation artistique, ouvrant ainsi la voie, espérons-le, à d’innombrables artistes à l’avenir. Suite à cette conversation fort instructive et après avoir pris quelques clichés de la salle ainsi que de la scène, je me dirige vers le siège qui sera mien pour le reste de la soirée. Siège central, première rangée…cela va de soi.
Je m’aperçois qu’entre mes différentes pérégrinations le pianiste a laissé place au contrebassiste/violoniste Christian Leroy, qui s’attelle une ultime fois à la vérification du bon accordement de son violon, tandis que l’ingénieur du son effectue les derniers tests sonores à la bonne tenue du concert cinémato-musical à venir.
Ayant assisté à la première représentation de Karine arrête ton cinéma qui avait eu lieu au théâtre Clavel début janvier 2017, je peux aisément noter les infimes changement apportés à l’habillage de la scène, toujours orchestré par Monsieur Julien Richard. La disposition est sensiblement identique mais la grande surface, aussi bien en longueur qu’en profondeur, qu’offre cette nouvelle scène est un atout indéniable pour gagner en visibilité pour le public et surtout donner beaucoup plus d’espace d’expression aux quatre artistes présent ce soir sur scène.
Vous l’aurez compris, il me reste encore deux acteurs majeurs à vous présenter, il s’agit du guitariste Dino Trifunovic et bien entendu de la chanteuse Karine Abitbol.

 

19h11, tout est fin prêt!

L’entièreté du public est bien installée, chacun ayant choisit avec minutie son emplacement afin de profiter au mieux de cette soirée qui s’annonce d’exception. Je peux aisément entendre d’où je me situe, l’enthousiasme grandissant et la joie communicative que tout le monde se partage sans calcul, juste par le fait d’être présent ici ce soir. L’impatience a à peine le temps de pointer le bout de son nez que les lumières se tamisent…

 

C’est parti

Les trois musiciens font leur apparition sur le côté droit de la scène, ils n’ont pas le temps de commencer l’ascension de leur terrain de jeu préféré que Karine apparait à son tour en les suivant de près, vêtue de la même robe noire qu’elle portait lors du spectacle précédent. Cette robe va finir par devenir indissociable et surtout emblématique de ce tableau cinémato-musical.
Leur cinéma, Karine et ses musiciens ne vont pas l’arrêter de sitôt, au plus grand bonheur de son auditoire. Une avalanche de souvenirs cinématographiques envahit l’esprit des cinéphiles présents ce soir. Les émotions s’entremêlent et se tissent de la plus pure façon qu’il soit. Car ce soir mesdames messieurs, c’est bien d’émotions dont il s’agit, et ce quatuor en est notre formidable dealer.

Enchainant avec maestria des morceaux mythique du cinéma tirés de films non moins mythiques. De L’affaire Thomas Crown, Jules et Jim, Phantom of the Paradise, Little Miss Sunshine ou encore La La Land. Une multitude de chansons qui ont eu comme interprètes originaux des noms inoubliables tels que Nancy Sinatra, Tom Jones, Iggy Pop, Jeanne Moreau… Nous avons même le droit à un morceau instrumental d’un célèbre western, composé par un immense compositeur italien.

Vous l’aurez remarqué, je ne vous donne aucun noms précis de chansons, car ce spectacle se vit avant tout par l’effet de surprise que procure chaque nouvelle partition et le jeu auquel on se prend vite, celui d’associer le film dont chaque chanson dépend.

 

 

Confirmation

L’heure et demi est passée à une vitesse démesurée. Les décibels créés par les acclamations de la foule ne peuvent que confirmer de façon gigantesque la complète réussite de la prestation vécue par plus de cent vingt personnes. D’un point de vue personnel, j’avais été conquis par la première représentation datant d’il y a quatre mois. J’attendais ce deuxième round avec impatience pour avoir la confirmation de mon coup de coeur initial. Et je peux facilement dire que j’ai eu plus qu’une confirmation, je me suis retrouvé devant une évidence. Non seulement l’émotion était encore plus grande que la première fois, mais ils ont su se renouveler en proposant des nouveaux morceaux ou en tout simplement en modifiant l’ordre de la playlist. Idée simple mais génialissime quand on s’y penche de plus près.

 

Premier avril, une date tout sauf anodine

Le premier avril est une date précieuse pour Karine Abitbol, car il y a un an jour pour jour elle lançait le projet Karine arrête ton cinéma. Elle ne peut qu’être fière d’avoir réussi son rêve de monter un spectacle basé sur ses deux passions premières, le 7ème art et le chant. On ne peut que lui souhaiter de continuer à monter sur scène avec ses trois musiciens, et qu’ils continuent à embuer nos regards et à faire frisonner nos peaux.

 

                                                                 Photo © Jean-Marc Zelwer

 

Espérons également que le Novotel Paris Est accueillera de nouveau dans ses murs luxueux la troupe de Karine arrête ton cinéma, et cela à maintes et maintes reprises, car le public n’a encore rien vu du potentiel infini qu’offre ce concert cinémato-musical. Aussi infini que le cinéma lui-même.

Mesdames, Messieurs, un proverbe dit: Les absents ont toujours tort. Jamais proverbe ne m’a paru aussi adapté à une situation que celle-ci. Vous savez donc ce qu’ils vous reste à faire pour la prochaine date de Karine arrête ton cinéma: Ayez raison!
Et quelque chose me fait pressentir que ça va arriver très vite.

Rédigé par Jonathan Sibieta

 

 

Pour conclure je profite de votre attention pour vous partager le lien du premier article parlant de la première scène de la troupe qui avait eu lieu au théâtre Clavel, il y figure également un interview passionnée de Karine Abitbol:

KARINE ARRETE TON CINEMA: Critique et Interview