Vendredi 1er mars avait lieu, au Ferrailleur à Nantes, une soirée Black Metal organisée par Black Speech Production : Black Speech Night II. Si au départ mon intérêt principal se portait sur Möhrkhvlt, malgré l’annulation de la venue du groupe, je décidais de maintenir ma venue, après avoir découvert les autres groupes et avoir adoré. Voici donc le live report de cette soirée.

Æthĕrĭa Conscĭentĭa

Groupe de Black Metal Progressif, le groupe a offert une prestation à la hauteur des attentes. Mêlant diverses influences, le groupe offre une musique belle et recherchée. Les riffs Black Metal se conjuguent parfaitement aux solos de Saxophone, tantôt parfaitement harmonieux, tantôt dissonants, pour une esthétique globale impressionnante. Richesse musicale supplémentaire, les percussions étaient magnifiques. En plus de la batterie, la cloche rajoutée produit son effet. Si musicalement c’était abouti, la mise en scène n’était pas en reste non plus. Sobre, elle aurait pu passer légèrement inaperçu. Mais la table posée sur le devant de la scène, avec l’encens dessus, convenait parfaitement à l’ambiance globale, comme une sorte de maître de cérémonie. Seule ombre au tableau, le concert était peut-être un peu court, mais l’on passe aisément outre tant l’intensité était forte.

Setlist :

Cleansing The Siraxas – The Exalted Ones

Odyssey (morceau inédit, nom provisoire)

Along The Uncertain Paths Of The Maphoros

Incipient Chaos

Groupe de Black Metal nantais formé en 2014, le groupe est à l’origine de 2 EP et un split avec Defenestration, paru en mai 2018. Le groupe propose un Black Metal viscéral, sans concession. C’était une découverte pour moi, et je dois dire que c’était là encore impressionnant. L’ensemble des musiciens ne faisait qu’un avec la musique : tantôt calme, tantôt furieux…C’est simple mais efficace. L’interprétation est sans faille : la tranquillité apparente du guitariste cache une rage sans nom, cette rage prenant vie dans les riffs, tous plus beaux les uns que les autres. Le chanteur n’est pas en reste, enchaînant les postures à un rythme effréné, au service d’un chant guttural parfait. Quant au batteur, la puissance est au rendez-vous, mais la beauté également. Bref, un superbe groupe de Black que je vous invite à découvrir.

Setlist :

Domina

We Live

Anima Mercurii

War. Blood. Flesh.

Sever The Oracle

Sulphur

In Paradisium (reprise de Glorior Belli)

Demande à la Poussière

Voilà un groupe très spécial : formé il y a à peine 2 ans, le groupe propose un mélange des genres des plus subtils : naviguant entre le Doom, le Sludge, mais également le Black ou le Post-hardcore, tous ces noms ont de quoi donner le tournis. Si l’on peut s’imaginer une musique un peu fouillis, il n’en est rien, tant les ambiances se dégageant de ces genres sont maîtrisés de main de maître. Encore une fois, les musiciens présents ont fait preuve d’une habileté déconcertante, capable d’une technique irréprochable tout en dégageant de fortes émotions. C’est difficile à écouter, mais l’on ne peut rester insensible. Pour le 1er concert du groupe, c’était une pure réussite. Pourvu que l’aventure continue encore longtemps ! Interview avec Edgard à retrouver à la fin de l’article.

Setlist :

360°
L’unique certitude

L’univers

Le parfum des cités perdues

Etranglé

Le lendemain

Condamné

Accroché

Decline of the I

Pour clôturer cette soirée, on a droit encore une fois à un superbe groupe. Le premier album est sorti il y a 6 ans, ce fut pourtant le tout premier concert du groupe. Au vu de la qualité musicale, il aurait été fort dommage de ne s’arrêter qu’au studio ! Là encore, les musiciens nous délivrent une performance époustouflante, toute en finesse et subtilité. Les musiciens sont habités, ils vivent la musique. Et il n’y a pas mieux à voir pendant un concert. Une musique sombre et belle, douce et violente à la fois…C’est un régal pour les yeux et pour les oreilles. Le guitariste déclare s’être inspiré d’une expérience douloureuse avant de démarrer l’aventure, cela peut se voir à la façon de jouer : les photos qui vont suivre en témoigneront mieux qu’à l’écrit. Un groupe de plus mêlant les genres et les ambiances de main de maître.

Setlist :

Mother and whore

Art of Cancer

Enslaved by existence

Lower degree of God’s Might

Hexen face

Je pense, donc je fuis

Le rouge, le vide, le tordu

Mother and whore

Maintenant, place aux interviews de Demande à la poussière et de Decline of the I.

INTERVIEW avec Edgard de Demande à la poussière.

Alan : Comment est-ce que tu as créé Demande à la poussière ?

Edgard : En fait ce n’est pas moi qui ai créé Demande à la poussière, c’est un projet qui est né de 3 personnes, autour de Jeff Grimal (The Great Old Ones), Christophe Denez, et moi-même, chacun guitariste, chanteur et moi plus producteur, le but étant de créer une musique sans frontières. Vincent est venu enregistrer les batteries, Jeff les basses et moi l’enregistrement et les drones. On a tout composé en une semaine, ça s’est fait très rapidement, on a une excellente collaboration que l’on amène sur scène.

Alan : Peux-tu nous en dire plus sur l’origine du nom du groupe ?

Edgard : On se réfère au livre du même nom de John Fante. Il faut savoir qu’on aime tous lire dans le groupe, et le nom est venu tout seul. La référence au livre est simple, tout est lié à la spontanéité de l’album et surtout à l’écriture automatique dont a fait preuve John Fante.

Alan : Est-ce qu’il y a une démarche esthétique ou littéraire dans votre musique ?

Edgard : Littéraire forcément, puisque c’est tiré d’un bouquin, on a demandé les droits pour l’utilisation des noms, des textes, c’est fait dans les règles de l’art. Et oui il y a une petite esthétique, comme je te disais tout à l’heure c’est une esthétique plus fil conducteur. Après le côté dark, sludge des guitares, ça reflète uniquement ça.

Alan : Vous venez tous d’univers différents, comment vous avez pu vous procurer ce genre précis ?

Edgard : Eh bien écoute c’est de la magie, je ne peux pas vraiment t’expliquer, c’est 3 personnes qui se sont réunies, et voilà, ça c’est fait comme ça, spontanément.

Alan : Est-ce qu’il y a l’influence de chacun dans la composition ? Est-ce que tout le monde participe ?

Edgard : On va dire que c’est Jeff qui a beaucoup créé les guitares, la quasi totalité sur l’album. Il a une influence très sombre, très Neurosis. Ensuite Chris, tous les deux sont très complémentaires au niveau du chant, vu qu’ils ont déjà chanté ensemble. Moi je viens plus de l’industriel, de la scène electro, metal indus, donc j’ai amené ma patte metal indus, ce qui a donné ce mélange. Mais ce n’était pas calculé, c’est venu comme ça, sur le tas, on a laissé parler les émotions.

Alan : Est-ce que vous avez d’autres projets en parallèle ? Si oui, tu peux nous en parler un petit peu ?

Edgard : Dans le groupe oui, tout le monde à plein de projets, Jeff a son projet acoustique Spectrale, même s’il a mis un peu de côté Demande à la poussière du coup pour plus se consacrer à ce projet. Nous on est un peu plus centré sur le live. Avec Chris on a un projet Post-rock, une petite idée qui traîne…On travaille souvent ensemble, on a 12000 idées, il ne se passe pas un mois sans qu’on ait des idées d’albums. Mais là par contre c’est un petit projet un peu plus abouti, c’est du Post-rock très ambiant avec beaucoup de samples et très peu chant. Normalement on a bientôt fini. Mais pour l’instant on est vraiment sur les dates, donc on met ça un peu de côté.

Alan : Est-ce que chacun vous avez des genres musicaux que vous aimez plus particulièrement ou qui vous influencent ?

Edgard : En ce moment je découvre pas mal de groupes de Post-black. En toute honnêteté il y a 2 ans je ne connaissais pas cette scène. Ma dernière découverte est un groupe qui s’appelle Izah, j’adore. Même Decline (of the I, ndlr) avec qui on a joué ce soir, les univers où il y a beaucoup de samples, un univers graphique, j’aime beaucoup, ça c’est de choses qu’on a découvert. Je ne peux pas parler au nom des autres, mais on écoute tous beaucoup de musique. Même moi, producteur, je vais aux antipodes, je peux faire du Black comme du Djent, j’en vois passer tout le temps, donc mes horizons musicaux s’ouvrent naturellement.

Alan : Qu’est-ce que vous avez pensé de ce 1er concert ?

Edgard : Eh bien on a tous super kiffé, malgré les petits aléas, on ne va pas rentrer dans les détails. C’était un premier concert mémorable, on le gardera dans notre tête longtemps.

Alan : Et puis le Ferrailleur, ce n’est pas la pire scène…

Edgard : Ah non ! Super content de l’avoir fait à Nantes., deuxième fois que je viens ici, et je kiffe.

Alan : Un petit mot sur l’avenir de Demande à la poussière ?

Edgard : Du live, pour l’instant on a une dizaine de dates qui vont arriver, on va essayer de travailler autour de ça. Et rapidement, peut-être, remettre le couvert sur un 2ème album, sur la fin de l’année…mais rien qui presse, on va murir ça en live.

Alan : Si t’as envie de dire un seul truc pour la fin, le 1er truc qui te passe par la tête ?

Edgard : Un p***** de bon kiff ! C’est le mot de la journée.

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INTERVIEW avec A.K. de Decline of the I.

Alan : Comment tu as créé le groupe ?

A.K. : Alors Decline of The I ça commence à faire assez longtemps. J’ai composé les premières ébauches fin 2006. Je n’avais pas le projet de me lancer dans de nouveaux trucs, j’arrivais à la fin d’un cycle de 5 albums avec mon projet solo différent qui s’appelait Love Lies Bleeding (black sympho). Je savais que j’allais faire autre chose, mais je ne savais pas encore quoi. Un soir je composais, c’était après un grosse douleur sentimentale. J’ai accordé ma guitare différemment, pas mon accordage habituel, et puis il y a des trucs qui sont venus, c’était assez magique. En une soirée j’ai composé un morceau, Mother and whore, et à je me suis dis que je tenais quelque chose. A cette même époque j’entrais dans l’œuvre de Henri Laborit, un biologiste qui a beaucoup travaillé sur les réponses au stress, à l’agression, à la fois symbolique et réelle. Assez vite j’ai eu l’idée de faire une trilogie sur les 3 réponses à l’agression qui sont la fuite, l’agression elle-même ou l’inhibition, et c’est comme ça que ça m’est venu.

Alan : Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de faire votre premier concert ? Pas l’envie avant ? Comment ça a évolué ?

A.K. : Alors, ça me trottait depuis le deuxième album (Rebellion, 2015, ndlr), avant je n’avais pas du tout l’intention de faire des concerts, je me disais que ce n’était pas un truc fait pour la scène. Puis je me suis dis que sur le deuxième album il y avait des morceaux qui se prêtaient plus au live. Après je savais que je me lançais dans un énorme truc, que ce ne serait pas juste « on branche nos amplis et nos guitares et on balance tout ». Il faudrait beaucoup de boulot, comme dans pas mal d’autres projets. Et puis cet été, suite encore a une douleur sentimentale (comme quoi c’est le fil rouge), je me suis dis que j’avais besoin de me relancer dans d’autres projets, du coup je me suis dis que j’allais lancer la version live de Decline. Au début ça devait être le line-up des 2 derniers albums. En fait ça n’a pas pu le faire pour diverses raisons, je n’ai que le batteur. J’ai recruté 2 autres membres. Donc ce soir c’est la première, c’est un peu ce fil rouge qui s’est délié depuis tout ce temps.

Alan : Est-ce que tu as une méthode de composition particulière ? Des thèmes qui t’inspirent hormis les douleurs sentimentales?

A.K. : En fait je ne compose pas par rapport aux douleurs sentimentales, c’est juste que ça fait des petits séismes dans la vie, c’est des moments de reboot. Mais après je n’ai pas du tout composé en pensant à la meuf avec qui j’étais. En fait je ne compose pas avec des concepts que j’ai dans la tête, tout tourne autour de Laborie. C’était quelque chose qui irriguait la façon dont j’ai conçu l’album. Quand je prends ma guitare je ne me dis pas « tiens je vais essayer de faire des riffs qui expriment la fuite ou l’inhibition de l’action ». C’est plus quelque chose de diffus, qui est nécessaire, je compose soit la guitare, soit le synthé. Je joue, et parfois il y a quelque chose qui dépasse tout le reste, j’ai une sorte d’éclair de composition. D’un coup je m’arrête et je me dis « ça, je vais en faire quelque chose », et en fonction de la teneur qu’à ce quelque chose je vais voir ce que je peux en faire, si ça va avec Decline of the I, Merrimack, Vorkreist, Waiting for my end, Neo Inferno 262. Après il y a des périodes où je compose plus pour un groupe que pour un autre, ça s’impose complètement à moi. Par exemple, je me suis enfermé une semaine dans une maison de campagne, pour composer, le 3ème Decline of the I n’était pas encore sorti. Je n’avais pas du tout en tête Decline pour composer, je me suis je verrais bien ce qui sort. Dès le début de la journée je me suis dis je fais du Decline. En une semaine j’avais fait fait un bon tiers du dernier album, c’est comme ça que ça se passe. D’ailleurs je vais essayer de repartir à la même maison de campagne dans quelques semaines. Voilà je laisse les choses venir, évidemment il y a une actualité qui fait que je vais être un peu plus enclin à composer pour tel ou tel groupe. C’est aussi pour ça qu’il y a des moment où c’est dur, où ça ne vient pas. Comme j’ai toujours des trucs sur le feu, je vais de plus travailler l’arrangement d’autres morceaux. L’arrangement il y a moins besoin de ce surgissement dont je parlais tout à l’heure, c’est plus du travail, du labeur. Sortir une mélodie, un riff, ce qui va faire le squelette d’un morceau, c’est un peu ce moment magique, mais c’est aussi un enfer quand ça ne vient pas.

Alan : Tout à l’heure tu parlais de Black Metal Sympho, est-ce que c’est une influence pour toi ?

A.K. : Evidemment, tout est lié, j’ai un morceau de Love Lies Bleeding qui s’appelle Decline of the I, je me fais des auto-références que personne ne capte, mais ce n’est pas grave, ça me fait des fils dans mes différents projets. Dans Waiting for my end, j’ai des trucs en rapport avec Decline of the I ou Love Lies Bleeding, j’ai vraiment ce truc liant. Mais sinon oui, quand j’ai commencé à écouter du Black Metal, je n’écoutais pas que du Black Sympho, mais j’ai eu ma période comme tout le monde à la fin des années 90, tout ceux qui disent qui ne l’ont pas eu ce sont des menteurs. A l’époque j’ai vu des groupes de Black Sympho à Paris qui étaient épiques. On étaient tous à fond Emperor, Cradle of Filth, et ceux qui disent que ce n’est pas le cas sont des menteurs. Quand le 1er Cradle of Filth est sorti, tout le monde écoutait et disait c’était ouf ! Je pense que les gens qui m’ont fait découvrir Cradle of Filth ne s’en vanteraient pas. Mais donc oui il y a ce truc de Black Metal Sympho. Après je vois qu’il y a une sorte de retour de quelques groupes dans cette veine-là, mais honnêtement maintenant ce n’est plus trop mon truc, j’en écoute des vieux par nostalgie comme Vargrav, on dirait une demo d’Emperor, c’est sorti l’année dernière. C’est assez impressionné, on dirait que ça a été enregistré sur une mini piste à cassette. Ils font d’ailleurs une reprise de The Ancient Queen avec un peu plus de synthé actuel.

Alan : Tu disais que tu n’étais pas à fond Black Metal Sympho, d’ailleurs je crois que tu as fait une reprise de Françoise Hardy. Est-ce que la mixité des genres c’est un fil conducteur chez toi ?

A.K. : En fait, je sais que les gens qui disent « j’aime un peu de tout », c’est qu’ils aiment un peu de rien. Après, ce n’est pas une question que je me pose aussi frontalement, je ne me dis pas « tiens je vais mélanger des choses ». J’y vois plus une cohérence, celle que j’apporte. J’ai l’impression qu’en prenant des éléments hétérogènes, je peux en faire quelque chose de cohérent. Et à la limite, même si c’est hétérogène pour les autres j’ai envie de dire ce n’est pas trop mon problème, moi je n’ai pas trop l’impression de faire des trucs qui n’ont rien à voir ensemble, j’aime bien ce trouble.

Alan : Comment t’es venu l’idée de l’aspect philosophique de la réponse philosophique à l’agression ?

A.K. : J’ai été gorgé des écrits de Henri Laborit, du film « Mon Oncle d’Amérique » d’Alain Resnais qui parle de ça. Ce qui est très intéressant sur les rapports à l’agression, c’est tout ce qui se révèle de l’ordre du symbolique, et pas seulement lors du concret, la fuite, l’agression en retour ou l’inhibition, c’est, chez l’homme, ce qu’il va se passer de symbolique. L’art par exemple, c’est une sorte de fuite, au même titre que la folie d’ailleurs, c’est pour ça que ce n’est jamais très éloigné. Le leitmotiv que je peux avoir, qui est « La vie ne suffit pas » est un petit clin d’œil à Pessoa qui dit « La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas ». En fin de compte, les artistes ou les fous sont ceux qui ont un problème avec la réalité, ou en tout cas la façon dont ils la vivent et qui disent qu’ils manquent quelque chose : soit on se détruit la perception pour créer une névrose, une psychose qui va donner des solutions à ce qui ne va pas, entre notre désir et la réalité, ou alors moi j’essaie de ne pas devenir fou en faisant de la musique pour essayer de combler ce que j’ai l’impression qu’il manque avec la donnée de la réalité. Même s’il y a beaucoup de chose dans ce monde vaste et que ça ne me suffit pas, j’ai besoin de rajouter mon grain de sel, et j’ai l’impression que ça me fait du bien, que ça m’évite de tomber en dépression voire pire, devenir fou, et c’est ma façon de fuir, d’éviter à tout prix l’inhibition de l’action, d’être coincé.

Alan : Est-ce que tu considères que tu as une étiquette sur le groupe ? Si oui laquelle ?

A.K. : Je me suis amusé à appeler ça du Troubled Black Metal, ça va faire trembler les anti-Gender Studies, mais c’est plus un clin d’œil à Gender Trouble de Judith Butler.

Alan : Un mot sur vos projets futurs ?

A.K. : J’ai fini la trilogie, mais je me suis rendu compte l’année dernière que je n’avais pas fini avec Decline of the I, donc on va voir sur quoi je vais repartir, j’ai de la matière. J’ai un label aussi. Donc il y aura un futur, là, j’espère sortir quelque chose en 2020. Sinon on va faire des concerts, on en a 5 prévus. Comme j’ai toujours d’autres actualités il se peut que les choses se ralentissent. Mais là j’ai une bonne dynamique avec Decline of the I donc j’ai envie de continuer de la poursuivre.

Alan : Un truc que t’as envie de dire, pour terminer ?

A.K. : La vie ne suffit pas.

Fin du live report et des interviews ! Comme d’accoutumée, quelques remerciements :

Merci aux groupes présents ce soir-là, Aetheria Conscentia, Incipient Chaos, Demande à la poussière, et Decline of the I. Merci également à Edgard et A.K. pour les interviews !

Un grand merci à mes proches et mes amis, votre soutien indéfectible me porte toujours plus loin.

Merci à toute l’équipe Culturaddict pour me permettre ces moments de concerts incroyables, et continuer de me soutenir.

Merci à Anaël, sans qui je n’aurais pas pu prendre les photos.

Enfin, merci à tous de continuer à nous suivre dans nos aventures musicales et cinématographiques !

A bientôt.

Alan

Æthĕrĭa Conscĭentĭa

Incipient Chaos

Demande à la poussière

Decline of the I