
Quand la réalisatrice tunisienne des Filles d’Olfa a entendu parler d’une jeune fille gazaouie victime de guerre en 2024 dans la bande de Gaza, elle n’a pas hésité une seconde à en faire une film. Semblable à un thriller, La voix d’Hind Rajab raconte les essais d’une équipe du Croissant rouge pour sauver la jeune fille de 6 ans (6 ans!!!!) après que sa famille ait été tuée par les troupes israéliennes. Respect de la procédure, prise de risque minimale pour l’équipe de secours, palabres, crises de nerf, le film met les spectateurs à rude épreuve avec l’usage de la voix véridique de la véritable Hind Rajab esseulée et apeurée dans sa voiture mitraillée par les soldats. C’est peu dire que le film ressemble à un film d’horreur, avec des serial killers cachés dans l’ombre et une tension constante. Pour ne pas spoiler, disons que le film fait vivre des montagnes russes émotionnelles qui touchent au cœur. Le silence dans la salle de projection était assourdissant, les larmes coulaient certainement sur les joues de chacun devant ce qui pourrait devenir le film de l’année 2025, immanquable, devant même A complete unknown et Nouvelle Vague. Les retranscriptions des voix sont celles de personnages réels, ce qui accentue encore un peu plus l’émotion suscitée par ce quasi documentaire racontant une exaction guerrière comme il s’en est passée tant et tant dans l’histoire de l’humanité. Un vrai choc de cinéma. Les acteurs qui interprètent l’équipe du Croissant rouge font montre d’un talent inouï pour interpréter des simples être humains cloués au sol par l’inimaginable, de quoi hanter les esprits pendant longtemps…
Synopsis: 29 janvier 2024. Les bénévoles du Croissant-Rouge reçoivent un appel d’urgence. Une fillette de six ans est piégée dans une voiture sous les tirs à Gaza et implore qu’on vienne la secourir. Tout en essayant de la garder en ligne, ils font tout leur possible pour lui envoyer une ambulance. Elle s’appelait Hind Rajab.