
Stanislas: L’année A Complete Unknown et Nouvelle Vague
Que dire de plus? 140 séances cinés en 2025, c’est le signe que l’année ciné a été bien remplie et plutôt réussie. 140 séances, mais pas 140 films car j’ai vu A Complete Unknown et Nouvelle Vague 5 fois en salles pour une fascination totale, Bob Dylan et Jean-Luc Godard revus et revisités dans un réalisme total, le premier avec un Timothée Chalamet très convaincant et le second réalisé par un Richard Linklater toujours aussi unique, ça ne pouvait que me plaire, les 2 résultats ne m’ont pas déçu. En 3e place, Deliver me from nowhere met Bruce Springsteen à l’honneur pour un 3e biopic très prenant et émouvant sur un Boss en pleine vulnérabilité. 4e place pour le nouveau film de Cédric Klapish qui montre bien qu’il n’a rien perdu de son ton si particulier, La Venue de l’avenir est une grande réussite entre présent et passé pour une belle histoire de femme. En 5e place, Au rythme de Vera fait retomber dans la liberté des années 60 et 70, il me tarde de le revoir rapidement.
Classement 2025:
1 A complete Unknown
2 Nouvelle Vague
3 Springsteen Deliver me from nowhere
4 La venue de l’avenir
5 Au rythme de Vera
8 Cervantes avant Don Quichote
10 Escape from the 21st Century
11 Arco
Loïc : Une année française de grande qualité !
Cette année aura été une année riche pour les films français, nombreuses furent les propositions et cette année le numéro uno sera français !
En attendant de découvrir ce fameux numéro un, nous allons découvrir ce fameux top 14 de l’année où nous allons découvrir ces films qui m’on marqués.
Vous êtes prêt ? Let’s go !
Numéro 14 : Avatar 3, De feu et de cendres.
Numéro 13 : Falcon express, la plus grande surprise de l’année !

C’est par un pur hasard que je me retrouve dans cette salle à découvrir ce que je pensais n’être qu’un simple film pour enfant, pourtant les minutes défilent et je me retrouve à m’investir dans ce long métrage surprenant de bout en bout, proposant un film d’action déjanté et terriblement efficace !
Chaque personnages sont attachant, grâce à une écriture aux petits oignons, complété par un doublage français magistral ! Après le film j’ai commencer à m’intéresser de plus près qui sont derrière sa conception et cocorico, c’est un studio français ! TAT Production à la manoeuvre mesdames et messieurs. Le studio à qui l’on doit entre autres les as de la jungle montre toute l’étendu de ses talents, on y ressent la passion et la démesure qu’offre l’animation pour des plans audacieux pour le moins surprenant et n’ayant rien à envier aux blockbuster hollywoodien moderne.
Je ne peux que vous recommander chaudement ce film familial qui saura assurément vous surprendre et plaire aux petits comme aux grands !
Numéro 12 : Yoroi, ou le délire égotique d’une superstar !

Nombreux sont les avis concernant Orelsan, je dois avouer que plus les années passent et plus je deviens insensible envers le rappeur de mon adolescence qui avait réussi à me mettre une claque lors de son premier film Comment c’est loin, puis lors de sa mini série sur Canal Plus : Bloqués.
J’attendais donc avec une certaine appréhension son nouveau film, sorte de délire d’ado sous psychotrope poussé à son paroxysme. S’il est dans ce top de cette année c’est pour saluer la proposition totalement underground sur le papier avec littéralement très peu d’éléments réellement attirant pour un large public. Orelsan prouve qu’il est capable de tenir un film sur ses épaules et acte qu’un virage cinématographique s’ouvre à lui dans lequel il pourrait évoluer, en montrant les prémices d’un jeux d’acteur qui s’affine avec le temps où il trouve son propre style.
J’avoue avoir été un peu décontenancé lors de mon premier visionnage, l’utilisation du folklore japonais avec les Yokais est un sacré plus pour le film, lui offrant une patte graphique unique mélangeant les peurs du rappeur avec la mythologie niponne.
C’est déjà un immense succès que le film ait réussi à se faire, encore plus d’avoir pu attirer presque 300 000 spectateurs en salle malgré une interdiction en salle de moins de 12ans et une histoire de niche. Qui sait, peut être que de nouvelles propositions originales verront le jour dans les années à venir grâce à ce film.
Numéro 11 : Pris au piège, Quand Aronofsky s’essaie à l’action !

Imaginez, un réalisateur intransigeant et sans concession envers ses personnages, une brochette d’acteur 6 étoiles comme Austin Butler, Zoe Kravitz, Vincent D’onofrio et vous obtenez un film survitaminé qui en laissera certains sur le carreau sans pour autant trahir les gimmique du réalisateur.
Certainement l’un des films les plus « sage » d’Aronofsky et pourtant le long métrage tient tout du long grâce à la prestation exceptionnelle d’un Austin Butler en grande forme ! Le découpage du film m’avait quelque peu rebuté dans un premier temps mais après quelques temps je suis revenu dessus et j’ai appris à l’apprécier, d’autant plus que dans le genre d’action, le réalisateur à des choses originales à proposer en apprenant des codes en direct avec le spectateur tout en conservant son final « explosif » qui est tout simplement jouissif offrant un « happy-ending » satisfaisant chez Aronofosky, tout en simplicité mais terriblement efficace.
Numéro 10 : Elio, quand un conte universel rencontre l’infini spatial.

Il est l’un des plus grand échec au box-office pour le studio Pixar depuis sa création et j’en suis le premier déçu et en même temps cela confirme le fait que le studio se casse les dents dès qu’il s’agit d’aventures spatiales, en confirme le précédent échec du studio avec Buzz l’éclair.
Pourtant le film fonctionne à merveille, prenant la thématique de la parentalité et de la différence comme axe principal où je trouve qu’ici nous sommes sur l’un des meilleurs films écrit sur le sujet venant du studio à la lampe. La diversité des personnages hauts en couleurs prouve qu’une fois encore les animateurs sont d’un talent fou prenant au sérieux chaque film et restent des concurrents très sérieux à l’heure où la diversité des studio et leurs propositions s’enchainent sans jamais nous lasser.
Elio nous saisi par sa simplicité et son étrange complexité feinte au travers d’un jeux d’apparences efficace, remplis de tendresse avec un final ayant réussi à me faire tomber une petite larme d’émotion.
Malheureusement, le studio devient comme un excellent ami, on le connait par coeur, il nous connait lui aussi par coeur et sait quoi nous servir, la surprise commence à s’effacer pour laisser place à un spectacle technique parfaitement maitrisé mais qui me fait poser question pour l’avenir du studio. Notamment son prochain film Hoppers qui j’ai l’impression ressemblera étrangement au film de Dreamworks : Nos voisins les hommes.
Il n’empêche que je n’ai pas bouder mon plaisir et je vous invite grandement à découvrir ce dernier qui à eu un flop au box-office injuste et mériterais une seconde chance.
Numéro 9 : Loveable, l’amour sous toute ses formes.

Surprise du festival des Arcs de l’année dernière, remportant le prix du jury et je peux comprendre pourquoi.
Le film nous saisi dans l’intensité la plus simple qu’est l’amour avec un grand A, comment elle évolue, change, disparait, puis renait. Le long-métrage est une poésie mélancolique où la vie se déroule sous nos yeux et sous les yeux de l’actrice principale Helga Guren tombant de haut lorsque son mari lui annonce son divorce.
Je trouve intéressant de découvrir le cinéma Norvégien, cinéma plus intimiste et porté sur une forme de pudeur émotionnelle puissante, sincère et sans concession, la réalisatrice Lilja Ingolfsdottir arrive à capter chaque perte de contrôle de la protagoniste, chaque fêlure, chaque émotions d’amour.
J’ai le sentiment d’avoir assister à une thérapie omnisciente d’un couple en perdition que rien ne devait associer et qui pourtant ont essayer tant bien que mal de vivre une vie heureuse. Un film qui, j’en suis sur, peut chambouler émotionnellement tout les spectateurs qui ont pu découvrir ce dernier.
Je ne peux que très chaudement vous recommandé ce drame intime qui je l’espère vous bouleversera autant que je l’ai été à la sortie de la salle.
Numéro 8 : Milli Vanili, un duo devenu superstar à parfait inconnu.

C’est, je pense ma plus grosse surprise de l’année, découvert par pur hasard en ne connaissant absolument pas l’histoire du groupe et m’imaginant assister à une simple fiction sur l’industrie musicale et pourtant quelle claque.
Je me suis pris un train à pleine vitesse en pleine tête, parfait ressentit de la vie intense qu’on vécue notre duo tout au long de leur période héroïque de superstar ! la mise en scène oscillant entre voix-off présentant le groupe … Par le groupe lui même est une idée puissante dans son narratif.
Les discussions sont sans filtres, on aborde frontalement la question de la toxicomanie de Rob Pilatus, prenant d’un coup le tournant d’un drame beaucoup plus sérieux et surtout embarquant le spectateur dans ces montagnes russes sans fin. Le long-métrage doit aussi son succès dans mon coeur par la prestation magnifique des acteurs, que ce soit le duo interprété par Tijan Njie et Elan Ben ALi sans oublier Frank Farian joué par Matthias Schweighöfer.
C’est une découverte qui m’a fait prendre plaisir à découvrir les musiques du duo tout en ayant un souvenir de cinéma assez marquant qui aurait mérité un succès plus significatif.
Amateur de musique des années 80-90, vous y trouverez votre bonheur sous couvert d’une excellente mise en scène, je pense même que ce dernier commence à me réconcilier petit à petit avec le monde du biopic musical.
Numéro 7 : Mercato, Jamel Debbouze devient sérieux et on en veut encore !

Rare sont les films de l’humoriste dans lesquels il fait preuve d’un sérieux crédible et tenant un film entier. Cependant j’ai en tête son film avec Luc Besson : Angel A où l’acteur s’était ouvert à une certaine forme de sincérité en abordant des thématiques fortes comme l’appréciation de soi avec comme scène angulaire du long-métrage un plan rotatif devant un miroir tout simplement incroyable.
Depuis ce film, j’attends patiemment retrouvé les éclats de sincérité d’un acteur au potentiel énorme, préférant sécuriser ses projets sous le ton de l’humour.
C’est alors qu’arrive Mercato, film centré sur l’univers dangereux du football professionnel, ici en allant découvrir l’envers des terrains avec les gestionnaires de joueur ou de club. Jamel Debbouze est dans un univers qu’il connait et maitrise, on sent que la préparation du long-métrage fût minutieuse pour rendre une certaine crédibilité à son récit tout en l’ouvrant pour un public néophyte comme ce fût mon cas.
L’acteur nous livre une prestation solide, ralentissant son humour unique pour cette fois ci devenir dramatique face à cette spirale infernale ne trouvant aucune échappatoire lors des petites éclaircis qui parsème le récit.
En témoigne cette scène d’ouverture, véritable note d’intention du film, dans lequel ce dernier nous annonce la couleur, oui le film se prendra au sérieux, oui il n’épargnera pas ses protagonistes mais vous spectateurs suivez cette descente aux enfers d’une semaine où un homme fera tout pour se débattre d’une situation qu’il à lui même créer en cherchant à devenir le gros poisson dans ce qu’il pensait être sa petite marre.

une relation père/fils étonnamment sincère
Je sais bien que l’acteur divise depuis des années, que le sujet du football n’est pas un sujet universel, mais Mercato réussi là où il aurait du échouer en proposant un thriller puissant, en tension constante, le tout en rendant accessible une thématique qu’un large public ne connait que trop peu et en offrant un vrai moment de cinéma avec des plans travaillé et une photographie soignée.
Le film est vraiment plus que ce qu’il ne laisse croire aux spectateurs égarés n’ayant vu qu’une bande-annonce et mérite sa chance, peut être pourrait-il marquer un but en pleine lucarne dans votre coeur de spectateur.
Numéro 6 : A Big Bold Beautiful Journey, Pourquoi personne n’aime ce film ?

C’est bien mon mystère de cette année, la réception désastreuse du public devant ce feel good movie ambitieux, avec en prime un duo de star comme Margot Robbie et Colin Farrell. Je ne comprends sincèrement pas comment ce film a pu être à ce point détesté.
Le concept est simple, une voiture magique et un couple qui ne se connait pas doivent aller à un mariage, problème le GPS est magique et les emmène devant des portes magiques qui leurs fonts revivre des moments importants de leur jeunesse respective, chacun apprenant à mieux connaitre l’autre et qui sait peut être arrivé à faire un morceau de chemin ensemble.
La première chose que j’ai envie de mettre en avant dans ce long-métrage, c’est l’utilisation parfait de la photographie, jouant habilement avec des couleurs vives jamais désagréable à l’oeil. A cela, s’ajoute la mise en scène presque théâtrale par moment lors des recontextualisations des étapes de vie importante de chacun de nos protagonistes.
Les acteurs parlons en ! Collin Farrell est à tomber, je pense que sa prestation dans la série The Penguin l’a énormément réhabilité à Hollywood où tout n’est qu’une question de succès. Son questionnement et sa perte de sens le rendent terriblement touchant tout au long du film sans jamais dépasser la ligne rouge des comédies grossière tartinant de pathos ses protagonistes pour nous obliger de les aimer.
Margot Robbie, quant à elle, n’a plus besoin de prouver son talent depuis bien longtemps, à mon sens elle a assis son statut de grande actrice depuis Babylon, son rôle ici est « simple » mais non dénuée d’une certaine profondeur, abordant une thématique de deuil avec une poésie certaine, suggérant et montrant le strict minimum. Je pense notamment à cette séquence avec sa mère sur un lit d’hôpital, simple mais terriblement efficace grâce au jeu bien ancré de l’actrice.

Je ne peux m’empêcher de terminer sans dire un mot de la Bo qui est signé par le grand Joe Hisaishi, compositeur à qui l’on doit la grande partie des musiques du studio Ghibli, le film n’aurait certainement pas la même saveur sans cette musique faisant corps avec le récit, devenant pratiquement un personnage à part entière du long-métrage.
A Big Bold Beautiful Journey est une thérapie à ciel ouvert qui nous plonge dans nos angoisses les plus profondes, celle de l’amour, la confiance, le deuil et nous pousse à les surmonter avec un brin de magie, des acteurs formidables, un compositeur en grande forme et une réalisation haute en couleur.
Numéro 5 : Bad Guys 2, Réitérer l’exploit… Mais en mieux !

C’était ma grande surprise venant de Dreamworks, après un Chat Potté 2 à l’animation parfaite, le studio réitère sur une licence originale prenant cette fois le parti de mettre en avant des méchants cherchant à devenir gentil sur fond de braquage.
J’attendais donc ce second opus avec une certaine impatience… Pour me rendre compte que j’ai failli passer à côté pendant l’été à cause d’une absence complète de publicité autour du long-métrage et encore une fois j’ai trouvé cela dommage car le film n’a besoin d’absolument aucun effort pour convaincre le public à entrer dans son univers, le tout avec une animation toujours de grande qualité.
Cette fois-ci, nos héros vont se faire piéger par une nouvelle bande de méchant, devant préparer un nouveau casse pour ni plus ni moins sauver la planète !
C’est toujours aussi fun, décomplexé, avec des scènes d’actions démesurées que l’on ne peut retrouver que dans le monde de l’animation. (Cette séquence d’introduction met à l’amende la plupart des films d’action moderne !)
J’aime énormément cette bande de parias et lui souhaite de revenir sur le grand écran avec cette fois ci la communication qu’il mérite parce qu’un film avec un scénario signé par un des frère cohen ça en vaut le détour !
Tous les personnages secondaires sont toujours aussi efficaces, la commissaire apporte une dose comique et émotionnelle bienvenue, Dianne Foxington amène une touche de romantisme plutôt bien maitrisé sans en être dérangeant, le professeur marmelade revient le temps d’une scène librement inspiré du classique Silence des agneaux reprenant le rôle culte d’Anthony Hopkins.
Les antagonistes ne sont pas en reste même si je trouve que l’histoire de ces dernières reste peu développé et aurait mériter un peu plus de temps à l’écran que d’un simple échange de point de vue avec notre équipe.
Le film est un excellent divertissement grand public auquel je regrette profondément de ne pas avoir eu de la part du studio à la lune pris le courage de le mettre plus en avant, car assurément, il aurait eu un très bon succès au box-office, désormais le film est accessible et je vous invite fortement à le découvrir !
Numéro 4 : Normal Family, c’est l’histoire d’un avocat et d’un chirurgien …

Plus le temps passe et plus j’apprend à apprécier le cinéma coréen, ici la critique sociale est frontale, cru et sans retenue, comment réussir à mettre sous le tapis le décès d’un sdf que personne n’intéresse, personne à part les réseaux sociaux décidant d’offrir une justice sociale dont la famille se serait bien passer …
La tension fonctionne tout au long du métrage, ne sachant jamais à quel moment la vérité risque d’éclater au grand jour, magnifiquement mis en scène par des échanges sous tension dans ce restaurant canalisant les interdits de chacun de nos protagonistes, évoluant tout au long du récit !
Les enfants sont les points forts du film, sorte de miroir déformé des adultes refusant leurs pulsions personnelles, ils peuvent être particulièrement insupportables par moment de par leur égoïsme, cherchant à s’extraire de cette situation délicate qui n’est finalement « qu’une erreur » de leur part.
Mais le réel tour de magie opère lors du changement de mentalité des 2 enfants, influençant petit à petit leurs parents à la rédemption ou au déni le plus profond amenant à un final qui m’a saisi par la violence sans filtre qu’il nous expose, prenant par la même occasion une position tranché sur son commentaire social que ce dernier pose tout au long de l’histoire.
Les acteurs tiennent le film à eux seuls, ils sont d’une puissance assez déroutante et tiennent leurs rôles sans faiblir, ce qui contribue énormément au rendu final de ce dernier car la mise en scène reste très convenu et sans fioriture, simple et efficace en somme, mais il n’y a aucune prise de risque notable qui aurait pu faire monter d’un cran le long-métrage et certainement lui offrir une place légèrement plus haute.
Car à partir de maintenant le top 3 ne tient qu’à un fil… Chaque film aurait pu être numéro 1 à très peu de chose, chacun ayant des forces indéniables difficile à départager…
Numéro 3 : 13 Jours, 13 Nuits, une exfiltration sous tension !

Inspiré par les faits réels de la mission d’exfiltration des ressortissants français lors de la prise de pouvoir du nouveau gouvernement afghan où l’ambassade française devient pendant deux semaines le seul refuge sécurisé d’un pays entier et surtout la cible d’un gouvernement n’ayant aucune envie de les laisser repartir en paix.
Encore une fois, la tension est à son comble, l’urgence est réelle, palpable, les scènes de dialogues valent mille explosions ou balles dans la tête, personnes n’en sortira indemne et pourtant là est l’enjeu, comment faire traiter une issue de secours lorsque plus personne ne peut t’aider ?
Le film tient là peut être l’une des meilleures prestations de Roschdy Zem qui mériterait largement son césar de meilleur acteur en commandant devant composer de complication en complication tout en ayant à charge la vie de centaine de personnes. Son charisme naturel joue ici grandement en sa faveur, permettant d’embarquer le spectateur dans cette aventure où rester à ses côtés devient presque rassurant dans un monde en plein chamboulement sociétal.
Mais que sera sa prestation s’il n’avait pas une excellente actrice pour lui donner la réplique, Lyna Khoudri nous montre qu’elle est capable de tenir l’intensité et la puissance de caractère de Roschdy Zem dans une situation où la femme est bien plus un poids mort qu’une aide précieuse à conserver, comme en témoigne cette scène de tension magistral dans l’avant poste où elle devra faire l’interprète face à des rebelle n’ayant aucune considération pour la gente féminine, mais ne pouvant faire autrement pour ouvrir un dialogue.
Le film ne cherche à aucun instant à romancer un récit déjà bien dramatique, l’émotion vient d’elle même lors des rares moments de relâche, jusqu’à nous prendre à la gorge dans un final sanglant, nous rappelant la situation brut et surtout réel que vivent nos protagonistes et qui, le temps d’un instant, nous a fait oublier où nous étions, pleinement investit dans le long-métrage et grand habitué des happy end classique qu’offre le cinéma grand public.
13 Jours, 13 Nuits nous offre généreusement un cinéma de grande qualité tout en nous rappelant que le cinéma français n’a pas forcément besoin des classiques de la littérature pour nous offrir du « grand spectacle » sans pour autant oublier cette visibilité qu’offre le long-métrage d’une situation malheureusement trop souvent délaisser en Europe.
Numéro 2 : Life Of Chuck, Merci Chuck !

Je ferais très court ici pour la simple et bonne raison que moins vous en savez sur ce film et plus belle en sera votre découverte !
Pour faire très simple : Tom Hiddleston y est magique, nous offrant une performance exceptionnelle, nous rappelant par la même occasion son talent d’acteur, mais aussi son début de carrière sur les planches de Broadway au travers d’une séquence musical stratosphérique.
La poésie du film nous est filmée par un Mike Flanagan en très grande forme, réussissant à créer une ambiance hors du temps et onirique.
La BO du film est elle aussi de très grande qualité, quant au reste, je vous laisse le plaisir de la découverte et nous en reparlerons une fois cela fait.
Merci Chuck !
Numéro 1 : Ollie, un film de skate au potentiel César !

Lorsque l’on vous parle d’un film de skate, à quoi pensez vous ?
Instinctivement hormis quelques documentaires de niche ou certains films underground, le seul qui ait réussi à traverser un minimum la sphère cinéphile sera Lord of Dogtown avec le regretté Heath Ledger sur les prémices du monde du skate dans les années 70.
Alors imaginez maintenant la production quasi miraculeuse qu’à du obtenir ce film, espérant atteindre un public qu’il ne trouvera malheureusement pas, malgré de nombreuses affiches du film diffusé dans le métro parisien pendant de longue semaines.
Il est pour moi le véritable scandale de cette année, car le film transpire une ode à la vie et à la liberté qui mérite d’être vues et soutenues, ne serais ce que pour les prestations magnifique que nous offrent Théo Christine en sans abri désabusé, mais skatteur de talent. Et surtout la prestation extrêmement convaincante d’un tout jeune Kristen Billon en personnage principal devant composé avec ses rêves et une réalité bien triste l’assaillant de toute part…
Le film offre une magnifique porte d’entrée dans l’univers underground qu’est celui du skate sans pour autant délaissé un scénario bien plus engagé qu’il ne semblerait vouloir nous faire croire au travers du père de notre protagoniste joué ici par Cédric Kahn en agriculteur terre à terre croulant sous les dettes, ne souhaitant que le meilleur pour son fils, lui qui a depuis bien trop longtemps perdu ses rêves.
La relation entre le jeune pierre, apprenant à se découvrir au travers d’une adolescence difficile en milieu rural et Bertrand, jeune adulte que la vie n’aura pas épargné, cherchant désespérément un moyen de se sortir d’une profonde tristesse, point central du long-métrage. Cette relation est d’une pureté et d’une puissance comme rarement j’ai pu en voir, certes porté par d’excellent acteurs, mais l’intégralité du dispositif de mise en scène est prévue pour vous donner des claques et surtout vous saisir là où vous vous y attendez le moins.
Car soyons honnête 5min, que ça fait du bien de voir un film aller au bout de ses idées et profiter d’un héros relativement jeune pour bousculer des codes établis bien ancrés pour nous offrir des moments d’une grande sincérité, accompagnés de séquence de skate de grande qualité venant offrir un ton unique au long-métrage en lui offrant sa personnalité propre !
Je suis vraiment dépité que le film n’ait été malheureusement qu’un film de niche alors que ce dernier essaie de s’ouvrir au monde en introduisant une réelle critique sociale et l’installe avec une précision chirurgicale déconcertante…
Si vous ne savez pas quoi regarder pour vos longues soirées d’hiver et que Netflix vous ennuie, je ne peux que très chaudement vous faire découvrir cette pépite qui ne mérite qu’une seule chose, connaitre le succès qu’il mérite et bon sang ! Donnez un césar à Théo Christine dont le parcours dans le 7eme art ne fait que m’intéresser de plus en plus…
Sarah
1-28 Ans Plus Tard
Totalement à contrepied du laborieux 28 Semaines Plus Tard, Danny Boyle réinvente intelligemment la saga 28 Jours Plus Tard en amenant un univers post-apocalyptique profond et passionnant et en expérimentant encore plus dans la technique avec des iPhones et des petites caméras faciles à manier, allant plus loin dans le support numérique que les blockbusters se complaisant dans l’esthétique de plateforme.
2-Sinners
Un film de genre au scénario original (bien qu’inspiré de The Thing, Une Nuit en Enfer et la légende de Robert Johnson), un film d’époque, tourné en argentique, tourné dans de vrais décors, centré sur une musique plus tellement populaire auprès du grand public et qui réinvente un monstre populaire? Mais j’en redemande 20 000 fois au dessert! Certes, des maladresses dans son optique communautaire voire dans l’enchaînement des événements, mais à quoi bon se priver d’un tel film? Ryan Coogler, loin des franchises, marque un tour de force dans le cinéma d’horreur actuel!
3-Une Bataille Après l’Autre
La satire qu’il nous fallait! Entre révolutionnaires gauchistes vulgaires, infidèles et à la ramasse et animaux préhistoriques partouzeurs de droite rigides et fourbes, Paul Thomas Anderson dresse un portrait acide de l’Amérique du XXIème siècle dont seuls sont épargnés l’intrépide Willa et l’honorable Sensei, un Benicio Del Toro au top!
4-Pris au Piège
Quand Darren Aronofsky fait son After Hours, avec des gangsters ukrainiens, des flics véreux, Griffin Dunne, deux hassidims bien bien yiddish et UN CHAT, le tout dans les bas-fond du New York de la fin des années 90 sous Giuliani, on obtient un fabuleux cocktail punk azimuté sans temps mort!
5-The Brutalist
Un monument! Dans la tradition à la fois du Hollywood classique par sa durée de 3h35 avec un entracte, et du Nouvel Hollywood par son anti-héros et son parcours typiquement rise and fall, Brady Corbet met en exergue un pan de l’histoire de l’architecture européenne (une architecture vraiment pas belle, mais pas sans intérêt) et fait briller Adrien Brody en architecte hongrois brisé mais ambitieux et Guy Pearce en aristocrate américain hubrique et manipulateur. On aurait pu se passer de l’IA générative.
6-Un Simple Accident
Le courage a un nom: c’est Jafar Panahi! Dix ans après son surprenant Taxi Téhéran, la crème du cinéma iranien frappe fort avec une comédie noire tournée clandestinement en Iran, aux accents de frères Coen, marquant dans son message, efficace dans sa mise en scène simple et épurée mais millimétrée.
7-Life of Chuck
Loin du cinéma d’horreur et du thriller, Mike Flanagan adopte la même démarche que Tim Burton avec Big Eyes, troquant l’obscurité pour un drame lumineux et émotionnellement puissant, entre mélancolie et coolitude.
8-Eddington
Comme toujours avec Ari Aster, c’est nébuleux et halluciné, mais c’est ce qu’on veut avec lui, on n’en demande pas plus! Aidés par la photographie de Darius Khondji, Aster et Joaquin Phoenix nous font revivre avec un humour noir mordant une période très troublée, divisée et pesante qu’on aimerait laisser derrière nous.
9-Bring Her Back
J’ai été cassée en deux. Loin des écueils du film d’horreur pour ados, les frères Philippou mêlent habilement l’étrangeté du personnage de Sally Hawkins et des plans paralysant d’effroi pour nous offrir un cauchemar sadique et chirurgical.
10-Wake Up Dead Man
Alors que Glass Onion paraissait très désincarné, Rian Johnson se ressaisit avec un whodunnit, certes en-dessous de la première enquête d’envergure de Benoit Blanc et trop marqué par le cahier des charges visuel de Netflix, mais très bien ficelé dans sa façon de simuler le surnaturel pour dissiper le détective privé incarné par Daniel Craig.
11-F1
Un divertissement qui renoue avec la coolitude des années 90-2000, compensant le déjà-vu du scénario avec un sens de l’esthétique des véhicules et de la mécanique.
12-Sirat
Plus qu’un voyage aux côtés d’un groupe de marginaux dans le désert marocain, une expérience sonore, musicale et sensorielle.
13-Marche ou crève
Tu la sens, la longue marche! Et c’est ce qui fait la force de cette adaptation de Stephen King.
Delhia
Une bataille après l’autre — Paul Thomas Anderson
PTA filme les ruines intimes comme des champs de bataille invisibles. Le temps s’étire, les silences frappent plus fort que les mots. Un cinéma adulte, troublant, qui reste longtemps sous la peau.
Springsteen — Scott Cooper
Un biopic qui fuit le mythe pour saisir l’homme derrière l’icône. La musique comme refuge, l’Amérique comme fardeau. Sobriété, mélancolie, sincérité brute.
L’Agent secret — Kleber Mendonça Filho
Espionnage trouble, paranoia politique, mémoire en embuscade. Chaque regard dissimule une menace, chaque silence pèse. Un thriller élégant, hanté par l’Histoire et une ode au cinéma pur.
Un parfait inconnu — James Mangold
La légende Dylan filmée à hauteur d’homme, jamais figée. Identités mouvantes, époque en mutation, liberté en jeu. Un biopic qui préfère le doute à la révérence.
The Brutalist — Brady Corbet
Le béton comme langage, l’architecture comme cicatrice. Une fresque monumentale sur l’exil, l’art et le sacrifice. Cinéma exigeant, austère, mais d’une puissance sidérante.
Liam
1) Nino
2) 28 ans plus tard
3) Better Man
4) Reflet dans un diamant mort
5) L’inconnu de la grande arche
6) Avatar : De Feu et de Cendres
7) Frankenstein
8) Les enfants vont bien
9) On vous croit
10) Partir un jour
11) Une bataille après l’autre
12) Vermiglio
13) On Falling
14) Black Bag
15) Resurrection
16) The secret agent
17) Life of Chuck
18) Bring her back
19) The ugly stepsister
20) L’engloutie