
Certains films restent imprimés dans l’esprit pour leur ton décalé et leur ambiance barrée, avec parfois une bonne dose de violence décomplexée comme Shoot’emp’up avec Clive Owen (2007), Hardcore Henry avec Sharlito Copley (2015) ou Cecil B Demented avec Stephen Dorff / de John Waters (2000). Pas des chefs d’oeuvre mais des films qui sortent des clous et interpellent par leur singularité. Novocaïne fait maintenant partie de cette belle bande avec son héros insensible à la douleur et qui subit les pires sévices sans même cligner d’un oeil.
Un film plaisir coupable
Employé de banque, il assiste à un braquage violent durant lequel sa nouvelle copine est emmenée comme otage. Pas courageux pour un sou, il se met tout de même en tête de partir aux trousses des malfaiteurs pour la retrouver, car elle et lui partagent un même point de vue unique sur l’existence, ce dont il n’a jamais fait l’expérience avec personne auparavant. Commence alors une belle ribambelle de blessures plus horribles les unes que les autres dont l’étalage ici nuirait au visionnage du film pour ceux désireux de le découvrir mais le héros Nathan Cane (Jake Quaid, fils de Dennis dont il a hérité du sourire reconnaissable entre 1000) prend très très cher tout au long de sa trépidante poursuite. N’importe qui serait mis hors circuit au bout de 2 minutes, mais pas lui. Il est amoureux et est près à toutes les tortures (subies) pour arriver à ses fins. Ce qui donne un film assez jouissif, avec quelques scènes forçant quand même à détourner le regard selon votre sensibilité, mais quel plaisir décomplexé, l’outrance donne même souvent envie de rire tant les 2 réalisateurs ont su faire preuve d’une belle inventivité morbide. Le héros n’est pas un super héros, mais sa singularité le rend particulièrement résistant, ça donne envie d’être comme lui…
Ce film de poursuite est tout droit rentré tout droit dans le top de l’année 2025! Petit warning quand même: âmes sensibles s’abstenir…
Synopsis: Lorsque la fille de ses rêves est kidnappée, Nate, un homme ordinaire, transforme son incapacité à ressentir la douleur en une force inattendue dans son combat pour la retrouver.