Critique : Cela faisait un moment que nous n’étions plus revenus sur les éditions Rimini, en particulier leur collection horrifique proposant à chaque fois un livret en plus d’un très bon combo DVD/Blu-ray parvenant à gérer certaines affres techniques inhérentes aux titres abordés, comme ici avec ce « Cri des ténèbres ». Heureusement, même quand nous ne sommes pas totalement convaincus par certains des films proposés, il y a toujours une valorisation de l’exemplaire physique plus que plaisante qui conviendra à ravir aux amateurs du genre, toujours curieux de découvrir des longs-métrages assez inédits comme celui-ci.

Techniquement, le disque Blu-Ray rend en effet justice à la photographie proposée par le film, et ce malgré un message nous prévenant de quelques images moindres. Le travail de forme passe bien, mettant bien en valeur la lumière présente ici et qui a cette patine marquée qui assoit l’envie atmosphérique du long-métrage. William Fruet parvient à gérer avec les moyens du bord sa mise en scène, n’hésitant pas à jouer de son ambiance pour cultiver un souffle de mystère dans son horreur à l’ancienne. La sensation de train fantôme est évidente et, soyons honnête, assez plaisante.

On regrettera dès lors une intrigue assez commune, sans aucune réelle surprise dans son déroulé. En ce sens, le rythme de la narration pourra grandement diviser, ne parvenant pas à donner un fond satisfaisant dans ses velléités de slasher pour aller vers un rendu fonctionnant mieux dans son décorum que dans ce qu’il raconte. Outre la photographie déjà soulignée, le décorum et le rendu sonore parviennent à donner plus de corps à l’intrigue que ses personnages assez attendus. C’est donc regrettable à un certain niveau, bien que les amateurs pourront apprécier la tentative par l’honnêteté de son parti pris et sa forme des plus solides.

Il est donc logique que nous clôturions cette critique par ce dernier point tant l’édition Angoisse de Rimini consacrée à ce « Cri des ténèbres » sait comment mettre en valeur les meilleurs aspects de ce titre. La sincérité se ressent dans l’approche du long-métrage, tout comme sa manière de reprendre un déroulé classique en étant soutenu par une technique équilibrée que l’exemplaire fourni ici parvient à mettre en valeur.

Résumé : Heather, 18 ans, va passer l’été chez sa grand-mère Maude qu’elle n’a pas revue depuis longtemps. Celle-ci, veuve depuis quelques années, vient de transformer le salon funéraire qu’elle dirigeait avec son mari en maison d’hôtes. Alors que les clients commencent à arriver, certains disparaissent de façon étrange, et d’autres sont assassinés. Y’aurait-il un lien entre ces crimes et la mystérieuse personne avec laquelle la grand-mère semble s’entretenir à la cave ?