En France comme aux États-Unis, cinéma et rap sont étroitement liés, et ce depuis longtemps.

DIVERSES COLLABORATIONS

Effectivement, les rappeurs, et particulièrement les connus sont des choix de luxe pour un réalisateur. Ces derniers sont habitués des caméras et peuvent multiplier les tons et les genres entre la comédie (How-High), le film de Gangster (Juice), le biopic (8Miles, NWA), historique (The Get Down, la serie ) ou même parfois le film d’horreur (Ex »c »it, pas fameux) . Ils possèdent une communauté de fans ou peuvent collaborer pour une BO (Orelsan « Comment c’est loin », RZA « Ghost Dog ») , les avantages sont multiples.

LE RAP AU CINÉMA

Mais malgré ce bilan, il y a eu du très bon, et (évidemment) du moins bon.
En France, c’est Joey Starr (NTM) qui a ouvert la voie en jouant dans ses premiers films dès les années 2000 (Old School) jusqu’à devenir un véritable acteur avec quelques réussites à son actif, dont « Polisse » (Maïwenn).
De nombreux rappeurs lui ont succédé comme Nekfeu, Gringe, Kaaris, Kool Shen, Sadek…
Peu sont les rappeurs de l’hexagone à avoir convaincu la presse et les spectateurs.
Récemment c’est le jeune et talentueux Hatik (Validé), qui réalise ses armes avec brio dans sa série.


Aux États-Unis, les confirmations sont plus nombreuses.
Tupac avait un bel avenir cinématographique devant lui, Ice Cube est devenu acteur, Eminem nous a livré une performance incroyable dans 8 miles, 50 cent aussi a pu faire de bonnes choses et produit même une série: Power.

DE NOMBREUX TALENTS

Mais dans l’ensemble, pour beaucoup d’autres, les rôles s’en tiennent souvent à une apparition plus ou moins longue et plus ou moins bonne.
Et pourtant, une des musiques les plus populaires du monde influence, et beaucoup.
Le rap n’a jamais été autant en vogue, Numéro 1 en France et aux États-Unis, il continue son étendue, jusqu’au cinéma.
Source de talents, histoires originales, provenants de divers horizons et centre d’intérêt variés, certains pratiquent le théâtre jusqu’à Avignon (Sofiane, « Gatsby le Magnifique »).

Ainsi, certains d’entre eux, leur notoriété de base et leur rigeur d’écriture les aidant malgré tout, ont pu multiplier leurs activités, comme la réalisation, à la manière de Kery James (et Leïla Sy) et son film « Banlieusards ».

Aussi, le genre étant relativement nouveau, les collaborations sérieuses sont plutôt peu nombreuses mais très encourageantes au niveau de l’actorat et des bandes originales. A voir ce que l’avenir nous réserve !

A bientôt !