Développeur : Relic Entertainment Jaquette du jeu Warhammer 40K : Space Marine

Editeur : THQ

Genre : TPS

Plateformes : PC (version du test)/PS3/Xbox 360

Pegi: 18+

 

 

Warhammer 40000 est une licence bien connue des joueurs de stratégie, notamment grâce aux trois jeux « Dawn of War« . Mais avec un univers aussi violent, pour ne pas dire ultra-bourrin, il y avait forcément du potentiel pour faire d’autres types de jeux. Les développeurs de chez Relic ne s’y sont pas tromper en amenant la franchise sur le terrain du TPS avec Warhammer 40000 : Space Marine. Un opus défouloir et sanguinolent essayant d’émuler Gears of War, sans trop de succès.

 

Tuer, frapper, trucider

 

L’incroyable scénario du jeu consiste à sauver la planète Graia d’une invasion d’Orcs (encore). Pour cela, on contrôle le capitaine Titus, un Ultramarine grand et fort, au service de l’Empire qui devra aller caser sa pointure 54 dans le vilain visage des envahisseurs. Par la suite, lassé de ne tuer que des orcs, il aura également le loisir d’aplatir le visage de démons et même de ses propres camarades dont le cerveau a été lavé. Chouette programme. Pour se faire, le brave Titus dispose de tout un arsenal, du simple pistolet au fusil à pompe qui fera littéralement fondre ces pauvres Orcs. Du côté des armes de mélée, vous pourrez tronçonner vos ennemis à la Gears Of War, les trancher à la hache, ou les écraser au marteau. Un large panel d’armes dont le jeu ne profite pas avec son système de « combo » qui se résume en réalité à marteler le clic droit de la souris jusqu’à ce que Titus décide enfin de donner de l’air à ces braves créatures. Après deux heures à ridiculiser joyeusement des escouades d’Orcs qui courent dans vos bras (à croire qu’ils avaient vraiment envie de mourir), il se peut bien que vous en ayez marre.

 

 

 

Mais n’ayez crainte ! Le jeu a tout de même prévu des passages en jetpack, qui vous permettra littéralement d’écraser vos ennemis pour tromper l’ennui. Des sessions certes rafraîchissantes, mais la fainéantise des développeurs fait que vous n’en croiserez que deux ou trois durant toute la campagne, donc pas assez pour vous empêcher de dormir devant votre écran tout en cliquant sur votre souris comme un zombie. Et étant donné que la campagne fait 18 niveaux (oui oui, 18 niveaux presque identiques), vous n’êtes pas sortis d’affaire. Bref, on est ici face à un gameplay que n’aurait pas renié Gears of Wars, si seulement il était bien. Ici, pas de système de couverture : le crédo, c’est de foncer dans le tas comme une boule de bowling et d’écraser un maximum d’ennemis. Si le combat au corps-à-corps, plus prononcé que dans le jeu sus-cité, empêche ce Warhammer d’être une copie sans saveur, il faut dire qu’on est là devant un pseudo-Gears of War, qui n’a visiblement pas compris que l’intérêt de ce dernier n’était pas simplement sa violence graphique.

 

De fausses bonnes idées

 

Parlons maintenant des fausses bonnes idées du jeu. Pour se distinguer de la concurrence, les développeurs ont décidé que Titus ne regagnerait pas sa vie tout seul, mais que pour ça, il lui faudrait tuer un ennemi encore plus sauvagement que d’habitude après l’avoir assommé. Chouette idée sur le papier, me direz-vous. En réalité, Titus a déjà du mal à assommer un ennemi sans le tuer (les désavantages de porter une armure plus lourde que soi), et même après, il continue à prendre des dégâts pendant la cinématique d’exécution. Dès que vous essayez de regagner de la vie, il est donc probable que vous finissiez avec plus de plomb dans le ventre que vous en aviez au départ. La plupart du temps, les soins se finiront donc en mort, et vous arrêterez donc de vouloir vous soigner, de peur d’entendre une nouvelle fois les phrases de propagande de Titus en pleine agonie, et ce malgré des exécutions plutôt impressionnantes. En parlant de cela, le jeu aurait d’ailleurs gagné à jouer la carte du second degré, car le fait de se voir prendre au sérieux alors que la majorité des répliques pue le manque d’inspiration.

 

 

Au rayon des mauvaises idées, on notera également un level desing pas adapté au jeu. Oui, il est logique que Titus ne puisse pas sauter avec son armure (quoiqu’il arrive à faire des roulades …), ce n’est visiblement pas une danseuse étoile, et il faut croire que la course n’est pas son fort non plus puisqu’il fait trembler le sol au moindre pas. Mais alors pourquoi diable avoir créé des niveaux où il y a autant à marcher, sachant que Titus court à la vitesse d’une grand-mère asthmatique? En plus de cela, le level design est mal fichu comme ce n’est pas permis, avec des objets à ramasser visibles à dix kilomètres parce qu’il brillent littéralement et des salles beaucoup trop grandes pour un jeu se concentrant d’avantage sur les combats rapprochés. En plus, la distance fait que les ennemis vous cribleront de balles avant même que vous n’ayez pu les atteindre. Encore un bête copié-collé de Gears of War, qui lui, avait le système de couverture pour éviter ce genre de problèmes.

 

Alors, on y joue?

 

Cet épisode TPS de Warhammer 40000 est un ratage à bien des niveaux, essayant de copier Gears of War sans pour autant le comprendre. Pourtant, le jeu semblait avoir de bonnes idées, qu’il exploite malheureusement mal ou trop peu. Si vous n’êtes pas mort d’ennui après les deux premières heures, continuez : cela veut dire que vous êtes probablement immortel.