Pas fan pour un sou des films violents, flippants ou horrifiants, je dois avouer qu’au moins 10 films dans ces thématiques m’ont plu pour le traitement bien particulier des émotions attaquées ou des procédés techniques utilisés par des réalisateurs particulièrement retors. Car je ne suis pas forcément fan de sang, ni de violence ni de peur au cinéma, mais pourtant, parfois, ça fonctionne très très bien. Alors c’est parti pour quelques films parfaits pour perdre le sommeil.

A tout seigneur tout honneur, Seven

Le film de David Fincher sorti en 1996 a mis tout le monde d’accord. Deux flics enquêtent sur des meurtres entachés de suspicions de procédés rituels sur le thème des péchés capitaux. Chacun garde en mémoire un exemple particulièrement scabreux, et puis la fin du film a du marqué 100% de l’audience mondiale, voire universelle. La musique stridente, la mise en scène anxiogène, et le jeu des acteurs, on se rapproche du film parfait.

28 jours / semaines plus tard, les films de zombies ultimes

Impossible pour moi de dissocier les deux opus 28 jours plus tard et 28 semaines plus tard. Car le principe est le même, une partie de l’humanité est infectée par un mystérieux virus qui transforme les malades en zombies. Survivor movie ultime, les films ne se privent pas de scènes bien glauques mais l’important est ailleurs. Il n’y a qu’à regarder le visage de Robert Carlyle pourchassé par les zombies. La quête pour la vie est une obsession qui prend aux tripes pour un résultat super anxiogène. C’est bon, vivement la suite, si elle sort un jour.

Un vrai cauchemar éveillé, Mother!

Fort en métaphores et en paraboles, Mother! place Jennifer Lawrence en plein cauchemar éveillé, assaillie par une horde d’individus de plus en plus hostiles, voire violents. Elle qui ne rêve que de tranquillité au sein de son cocon familial, elle va vivre un véritable calvaire, proche de la folie. Haute dose de métaphores bibliques pour ce film qui touchera ceux qui ont pour pure phobie que celle de la foule déchainée…

Le cauchemar éveillé ultime, Requiem for a dream

Pas un spectateur qui ne soit pas sorti traumatisé du film. Plus besoin de monstres ou de piranhas quand on assiste à un tel film. Des individus tentent de réaliser leurs rêves mais se prennent le parpaing de la réalité dans la face pour des expériences hautement traumatisantes. Darren Aronofsky adapte l’ouvrage d’Hubert Selby Jr. avec maestria, donnant vie à des souffrances aussi troubles qu’éprouvantes.

Le destin s’acharne dans Mise à mort du cerf sacré

Yorgos Lanthimos s’est fait le spécialiste des films qui démontrent la perversité tranquille de certains êtres humains. Dans Mise à mort du cerf sacré, Un adolescent décime petit à petit une famille pour punir le père coupable selon lui de la mort de son propre père. Il annonce les décès inéluctables de chacun des membres de la famille, sans dire quand ni comment. Le spectateur est mal à l’aise devant cette démonstration aussi macabre que mathématique.


Assassination nation, un teen movie augmenté

J’en ai parlé récemment, Assassination nation est une vraie bonne surprise. Son réalisateur Sam Levinson détourne intelligemment les codes superficiels du teen movie décadent pour une critique macabre de la société américaine et de ses travers. Tout y passe, jusqu’à la diabolisation sur les réseaux et l’inéluctable châtiment. Avec quelques scènes techniques époustouflantes, le film mérite plus qu’un détour.

Climax, du trouble non stop

Climax, du même réalisateur qu‘Irréversible Gaspar Noé, est une vraie expérience cinématographique en roue libre. Le spectateur assiste à un concentré de pulsions relachées par la grâce d’une drogue absorbée à leur insu par les protagonistes perdus et manipulés. Et comme il n’y a aucune limite, le spectateur est constamment violenté, bousculé, assailli par une histoire qui peut potentiellement atteindre et dépasser toutes les extrémités possibles et imaginables.

Balada Triste de Trompeta dirigida por Alex de la Iglesia

Balada Triste, les clowns ne rigolent plus

Alex de la Iglesia s’est fait un spécialiste des films dérangeants, il ne déroge pas à la règle avec ce film où deux clowns se battent pour les yeux de leur belle. Tout y passe, mutilation au fer à repasser, attaque en traitre à coup de pic, j’en passe et des meilleures. Mais le film reste toujours poétique, désespérément poétique, et c’est beau, sans oublier la musique avec la voix d’ange de Rafael. Bref, un must.

Le film dérangeant ultime, Salo ou les 120 jours de Sodome

Pasolini s’est fait plaisir en adaptant le divin marquis avec une action replacée dans l’Italie post-fasciste. Plusieurs dignitaires voyant la fin arriver jettent les bases d’une expérience hautement défoulatoire pour eux et pénible en diable pour leurs otages. S’en suit un film qui accumule les scènes de sévices. Pas un film à regarder tous les soirs, une fois suffit…

Et les autres…

Je finirai sur tous les films si dérangeants que je n’ai jamais osé les regarder. Irréversible en tête, Human Centripede, Funny games, Antichrist, Cannibal Holocaust, Kill List. Je les laisse pour ceux qui aiment le trash ultime, ce qui n’est pas mon cas… finalement 😀