Le réalisateur des très acclamés La Grande Bellezza, Youth et surtout Il Divo est de retour avec un nouveau film concept centré sur la jeunesse d’une jeune femme à la beauté venimeuse, Parthénope. Dans la mythologie grecque, Parthénope est une sirène, comme l’héroïne accouchée dans l’eau de mer par ses parents. La créature mythologique est l’éponyme antique de la ville italienne de Naples où se déroule la plupart des scènes du film. Images léchées, héros bâtis comme des dieux et des déesses, rythme lent et langoureux, le film a tout d’une rêverie fantastique mais finalement toujours très réaliste. La jeune Parthénope revêt une beauté hypnotisante qui attire tous les regards. Pourtant, elle est aussi d’une intelligence remarquable, elle se destine à devenir docteur en anthropologie et séduit également son directeur de thèse. Les péripéties du film semblent se contenter de la mettre au centre de tout, elle est toujours légèrement vêtue mais jamais totalement dévêtue. Fière et libre, elle traverse le film comme dans un songe, lui donnant un attrait indéniable. Comme dans tous les grands films italiens, un prêtre fait partie de son parcours, l’église n’est jamais loin. Gary Oldman fait une apparition remarquée en vieil écrivain alcoolique et magnétique. Le film se déroule entre les années 60 et 2023, lui conférant ainsi des airs d’odyssée dans le temps et dans l’espace. C’est un très bel objet filmique, parfaitement réalisé, même si à la portée forcément limitée.

Synopsis:

La vie de Parthénope de sa naissance dans les années 1950 à nos jours. Une épopée féminine dépourvue d’héroïsme mais éprise de liberté, de Naples, et d’amour. Les amours vraies, indicibles ou sans lendemain qui vous condamnent à la douleur mais qui vous font recommencer. Le parfait été à Capri d’une jeunesse insouciante malgré un horizon sans issue.

Autour de Parthénope, les napolitains. Scrutés, aimés, désillusionnés et pleins de vie, que l’on suit dans leurs dérives mélancoliques, leurs ironies tragiques et leurs moments de découragement.

La vie peut être très longue, mémorable ou ordinaire. Le temps qui passe offre tout le répertoire des sentiments. Et là, au fond, proche et lointaine, cette ville indéfinissable, Naples, qui ensorcèle, enchante, hurle, rit et peut nous faire mal.