Nous sommes en 2019, certes plutôt en début d’année, mais n’est-ce pas un bon moment pour un coup d’oeil dans le rétroviseur des années ciné 2010? Je me suis laissé aller à une plongée dans mon esprit, sans recours à mes classements ou à des quelconques références autres que mémorielles, ou alors juste pour vérifier les dates de sortie des films. Et j’ai choisi 10 films qui, selon mon opinion personnelle, marqueront cette belle décennie cinéma. Alors c’est parti avec UNE raison marquante pour justifier le choix de chaque film, sans trop de bla-bla. A vous de voir si vous voulez tenter un visionnage et vous laisser embarquer! 10 films sans ordre, tous différents, de toutes nationalités!

Cloud Atlas – 2012

Un film univers avec 6 histoires qui se suivent chronologiquement, avec des mêmes acteurs qui jouent des personnages différents dans chaque intrigue et des références qui se suivent. Bref, un film où il fait bon se perdre avant d’y comprendre enfin quelque chose. J’ai du voir le film 3 fois au ciné pour m’y retrouver complètement. Mais qu’est ce que c’est bon de se sentir largué comme ça! Un tour de force des Wachowski sisters!

Nocturama- 2016

Un film français injustement planté par la critique, boudé par le public et au score d’entrées famélique. Et pourtant… la mise en scène, les acteurs, l’intrigue, le massacre final, tout fait réfléchir dans ce film de la plus criante actualité. Nocturama se veut le reflet de notre époque, et ça fait froid dans le dos. Un film passionnant à découvrir absolument.

Birdman – 2014

Triomphé mérité aux Oscars pour ce film imaginé en un seul long plan séquencece continu (mais c’est du cinéma) sur un acteur qui veut se refaire une virginité artistique grâce au prisme du théâtre. Mention spéciale à tous les acteurs absolument parfaits, d’Ed Norton en passant par Michael Keaton, Emma Stone et Zach Galifianakis. Et la bande son… un grand film d’Inarritu!

Climax – 2018

Un film sensoriel que ce Climax cauchemardesque. Des danseurs sont regroupés pour les répétitions d’un spectacle et piégés par une sangria empoisonnée à l’acide. Les masques tombent, les rancoeurs coupent les coeurs au couteau et les plans séquences se succèdent. Une vraie plongée en enfer que ce film sans scénario mais pas sans idées formelles éblouissantes. Un must de 2018!

The Big Short – 2015

La crise financière des supprimes expliquée pour les nuls. Le sujet peut paraitre a priori rébarbatif mais avec Ryan Gosling, Christian Bale, Brad Pitt et Steve Carrell dans les rôles titres, le film devient une charge féroce contre des institutions financières corrompues et peu empathiques avec le sort des populations. Une vraie leçon de cinéma en attendant le prochain Vice du réalisateur Adam McKay!

Nocturnal Animals – 2016

Un cauchemar éveillé que ce Nocturnal Animals parfaitement maîtrisé malgré des niveaux de lecture qui peuvent faire craindre la sortie de route. Avec des acteurs parfaits comme Michael Shannon, Amy Adams et Jake Gyllenhaal, le film accumule les scènes déroutantes, perturbantes et pourtant limpides. Quelques visionnages sont peut être nécessaires, mais quel régal!

A la merveille – 2013

Terrence Malick offre une rêverie cinématographique avec plusieurs personnages comme perdus en eux-mêmes. Les voix off déroulent des textes qui interrogent sur l’humanité de chacun, les espoirs perdus, la difficulté d’être. Le réalisateur s’est souvent perdu dans ce genre de procédé un peu léger, mais quand ça fonctionne, comme ici, c’est irrésistible.

Dallas Buyers Club – 2014

Matthew McConaughey avait commencé à quitter ses rôles de beau gosse body buildé et vide avec The Paperboy, Magic Mike et Killer Joe, démontrant qu’il valait beaucoup mieux que ça. Amaigri, fanfaron, en roue libre, il illumine le film en redneck raciste homophobe qui trouve la révélation suite à un drame imprévu. Grande grande performance qui fait de ce film un futur classique.

The Social Network – 2011

David Fincher montre toute sa maestria dans ce film hyper rythmé, sans temps mort et avec un Jesse Eisenberg intenable. Son rythme de parole accompagne le flot ininterrompu de scènes qui donnent à voir l’exigence d’un personnage fantasmé et peu enclin au compromis. Plusieurs visionnages sont nécessaires pour bien assimiler tous les détails. Le meilleur film du réalisateur? Avec Fight Club, certainement!

Balada Triste – 2010

Quand on parle de cauchemar… deux clowns se livrent à un duel à mort pour les beaux yeux d’une belle. Álex de la Iglesia ne ménage pas le spectateur en enchainant les scènes choc et sans compromis. Le ton est à la limite de l’horreur dans un contexte espagnol marqué par la guerre et les excès du franquisme. Un concept cinéma qui clôture cette liste!